AC : Les risques liés à l’argent colloïdal quand il devient un produit commercial suite (II)

Cet article fait partie d’une série que j’avais commencée il y a presque 5 ans, c’est pour dire que j’avais vu juste, cependant, il n’y a pas de gloire à se procurer, puisque vous l’auriez fait pourvu que vous vous étiez intéressé au sujet. Il y a presque six ans quand j’ai commencé à m’intéresser à l’argent ionique/colloïdal, en Europe et plus particulièrement en France, il n’y avait pas grand monde. Je ne dis pas cela pour me vanter, c’est juste que le sujet n’avait pas encore traversé l’atlantique ou plutôt le commerce ne battait pas encore son plein. On peut dire qu’aujourd’hui, c’est bien le cas, il y a bon nombre de blogs et surtout de produits commerciaux qui, à l’aide de publicités plus ou moins alléchantes vantent les mérites de cette solution. Un des abonnés s’est amusé à rassembler dans les revues Bio les quelques publicités et me les a faites parvenir. Alors, je me suis amusé à regarder ces pub, j’avoue que je ne m’y intéresse pas plus que cela, mais par respect, j’apporte quelques éléments que l’abonné a mis en exergue sur les publicités.

Sur certaines publicités, nous pouvons lire en parlant de la solution d’argent ionique/colloïdale ou de la technique de production :

  • En le pesant (ici, il s’agit de la pesée lors de la fabrication), de garantir la concentration dans la solution, soit dans notre cas 20 ppm. Alors, pour ceux ou celles qui suivent les écrits sur le rayonnement et sur les ondes, ils savent que pour peser une particule d’argent, ce qui est l’amas d’atomes d’argent, il faut des appareils spécialisés que même les chercheurs de CNRS n’ont pas pour la plupart, d’une part parce que à l’achat, ces appareils coûtent cher, de l’ordre de 40000 euros et d’autres part, ce n’est pas sûr de pouvoir peser un litre de solution colloïdale. Bien entendu, je me suis pas érigé en tant que savant sur le sujet et certains me diront, mais ferme la, tu connais rien. Toujours est-il que si certains parmi vous savent comment faire la pesée ou quelques indices, je vous saurai gré de me sortir de mon ignorance.
  • Elle ne contient pas de nanoparticules (en parlant de la solution). Je dirai quel dommage, car justement l’idée de l’argent colloïdal (exprès, j’ai retiré le terme ionique) est d’obtenir des particules les plus fines, sensées être plus efficace, mais en même temps, l’affirmation n’est pas fausse, si du moins, la technique de production est celle par exemple du ColloidGen, cette méthode est celle de la basse tension et elle fournit des particules microscopiques et des particules dans les centaines de nanomètres et essentiellement des ions dissous dans l’eau que nous ne pouvons pas peser. Par ailleurs, pour avoir le cœur net, il faut faire analyser la solution et pour ça, prévoyez 500 à 1000 euros.
  • Les micelles obtenues sont de même taille (s’agissant de la solution). Même si dans l’absolu, il est quasiment certain que les micelles ne soient pas de même taille, il est possible que la technique de production permettent d’en obtenir une grosse probabilité, par exemple, en bridant le courant. C’est comme si, je vous disais que tous les français ont peur, même si pour une grosse partie, c’est vrai, il y a de quoi le devenir, c’est-à-dire peureux, tout le monde n’est pas dans ce cas là et fort heureusement.
  • Notre concentration est une réelle concentration en argent et NON une concentration en ion. Fort heureusement qu’il n’y a que des ions d’argent et certainement des ions OH- et H3O+ et peut-être des ions provenant du carbone et autres éléments présents dans l’air ambiant si la production n’est pas faite dans un milieu contrôlé. Pour en avoir le cœur net de nouveau, l’aide d’un chimiste de profession et une analyse donnera une plus grande certitude, pour faire analyser, il faut compter quelques centaines d’euros et pour l’analyse, il faut identifier quels ions doivent être détectés.
  • Il est souvent dit que les flacons contenant de l’argent colloïdal doivent être en verre, ce qui est un argument purement marketing. En effet, le verre absorbe les colloïdes et de plus, il est moins opacifiant que le PET. Si certains qui me lisent peuvent confirmer ces affirmations, je suis preneur, en effet, il n’y a pas plus inerte que le verre, je préfère de loin un verre de qualité aux nouveaux produits à base de PET, d’autant plus qu’à la longue (c’est une durée bien longue) les produits plastiques émettent des produits chimiques (ceci est démontré), pour le verre je reste dubitatif et suis ouvert à être instruit.
  • Verre de qualité pharmaceutique (il s’agit d’une autre pub sur la conservation de l’argent colloïdal). Dans cette autre publicité, le commerçant montre que son argent est contenu dans des verres pharmaceutiques de qualité, tout le contraire de l’autre pub sur le contenant.
  • Les ions d’argent sont un conservateur naturel, nous n’avons pas besoin d’ajouter de conservateurs chimiques. Je suppose que le terme conservateur dans cette publicité veut dire que dans la durée, la charge ionique (la concentration) est garantie, or il est manifeste qu’une fois que la bouteille d’argent ionique/colloïdal entamée, la charge ionique va baisser. De plus, les méthodes de production d’argent colloïdal basées sur la technique de basse tension ne peuvent produire une solution colloïdale qui dure dans le temps ou qui se conserve (pour reprendre le terme) une fois la bouteille entamée. Faites vous même l’expérience et vous verrez.
  • Longue conservation : deux ans (s’agissant d’une autre pub). Il faudrait savoir si la technique utilisée est celle de la haute tension pour avancer une telle chose, or connaissant un peu le produit, puisqu’un thérapeute achetait ce produit et lors d’un salon Bio, nous nous sommes rencontrés et il m’avait demandé si je pouvais lui fabriquer deux litres d’argent haute tension pour constater la différence, c’est alors à ce moment là que j’ai appris que l’argent colloïdal qu’il achetait chez le commerçant était produit avec la technique basse tension. Or, je peux vous assurer de nouveau, vous faites l’expérience qu’une fois la bouteille entamée, la durée de conservation n’est pas de deux ans, au maximum quelques mois, la charge ionique est impactée. Pour info, une solution colloïdale d’or toujours dans son bocal d’origine produite par Faraday vers les débuts 18 cents avec la méthode chimique et exposée à Londres dans un musée (je ne sais plus lequel) est maintenu dans des conditions suffisamment stable afin de garantir la dispersion colloïdale d’origine.
  • Laboratoire familial fabricant depuis 50 ans. Alors en effet, ils sont là depuis pas mal de temps et encore il y a quelques années, ils n’étaient pas sur la marché pour la vente d’argent colloïdal et ils s’y sont mis, normal vous me direz. J’aurai plus confiance en eux, peut-être parce qu’ils sont là depuis longtemps, mais avec l’ancienneté, il vient aussi un certain esprit difficilement innovant, quoique. Toujours est-il que cela montre que l’argent colloïdal a le vent en poupe et tout un chacun cherche à s’y placer pour grappiller quelques miettes qui tomberaient.

A suivre …


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

 

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