G : La liberté

Avant tout, je vous présente mes meilleurs vœux 2015. En espérant que vous arriviez à vous en sortir dans cette jungle où la loi ne protège plus que les gros bras et écrase les petits sous le joug de plus de contrôles, de surveillances, de coercition, toujours pour le meilleur de l’intérêt général qui représente les familles de financiers internationaux, nos maîtres qui nous gouvernent par le biais de pantins que nous allons élire de force.

Bon, vous allez me dire que ce n’est pas un tableau super positif que je vous dépeins ici :-(, certes il est vrai que si vous arrivez à dépasser ces quelques lignes d’introduction moroses, vous verrez que si, au contraire, c’est un message de liberté que je vous apporte, du moins, je crois apporter, car je ne sais plus ou peut-être n’ai-je jamais su qu’est ce la liberté? Dans cette introduction, je vous parle du décret d’application signé par le gouvernement le 24 décembre 2014, pendant que nous tous, étions, en train de déguster la dinde qui rétrécit d’année en année, le terme « nous tous », c’est plutôt vous et moi qui sont en bas de l’échelle ou de la pyramide, si vous gagnez un million par an, vous êtes toujours en bas de l’échelle par rapport aux familles de financiers internationaux qui, elles, gouvernent sur vous, vous n’êtes qu’un petit appât, une ou deux lois votées dans l’intimité des pantins et votre million fondera comme neige au soleil.

Bon, ce décret d’application a été signé un 24 décembre, la veille de la nativité du Christ, c’est symbolique, car il s’agit, voyez-vous, de notre surveillance, oh pardon, le terme est plutôt de notre protection, nous protéger contre nous-même, contre ceux qui atteindraient la sécurité de l’Etat bananier mis en place par les mêmes et pour les mêmes, d’ailleurs, je ne devrai pas dire cela, car maintenant, toutes nos communications et écrits peuvent être fournis aux trois ministères, de l’intérieur, de la Défense, et des finances et des comptes publics. Ah non, tout ceci n’est pas du fascisme, non, tout ceci est pour votre bien et le mien, il se pourrait qu’un méchant veuille à la sécurité de l’Etat et dans ce cas là, ces ministères auront accès aux SMS, mails, données internet etc. etc. etc. sans les juges. Bon il est vrai qu’il y a un mécanisme démocratique mis en place pour pas qu’il y ait dérapage, la même sorte de mécanisme démocratique que tant d’autres mécanismes démocratiques déjà en place dont on voit le résultat aux USA, par exemple, les récentes révélations sur la torture de la CIA ou la surveillance accrue par la NSA de toute la population US et surtout de toutes les corporations concurrentes à celles des gros bras des familles de financiers internationaux dont un exemple historique est General Electric, d’ailleurs, c’est surtout grâce à cette surveillance accrue, dont la justification a été de protéger les populations contre les méchants, que la NSA a pu noyauter Alsthom pour que General Electric mette le grappin dessus enfin. A lire l’excellent article de François Asselineau http://www.upr.fr/actualite/france/rachat-alstom-le-centre-francais-de-recherche-sur-le-renseignement-cf2r-publie-un-rapport-qui-conclut-a-un-scandale-detat et surtout en fin d’article, la conclusion du rapport de CF2R.

Bon bref, après cette morosité dans l’introduction, je vous rappelle que j’avais commencé à vous présenter mes meilleurs vœux, or je sais que cela ne se fait, d’enchaîner par tout un tas de truc négatifs ;-( navré, mais pour apprécier la suite, il faut passer par là 😉

Eh bien, la question que je me pose et en même temps je vous pose c’est « qu’est ce la liberté? » vaste programme, vous me direz ;-( Je suis d’accord avec vous 😉 et pourtant, en tant que bipède dans cette cage à quatre dimensions, un jour dans notre existence, on peut arriver à se poser cette question, et pour une réponse je vous présente quelques réflexions du philosophe indien Krishnamurti  ci-dessous :

Je cite,

Aucun tourment des refoulements, aucune brutale discipline des conformismes n’ont conduit à la vérité. Pour la rencontrer on doit avoir l’esprit complètement libre, sans l’ombre d’une déviation.

Mais demandons-nous d’abord si nous voulons réellement être libres. Lorsque nous en parlons, pensons-nous à une liberté totale ou à nous débarrasser d’une gêne ou d’un ennui ? Nous aimerions ne plus avoir de pénibles souvenirs de nos malheurs et ne conserver que ceux de nos jours heureux, des idéologies, des formules, des contacts qui nous ont le plus agréablement satisfaits. Mais rejeter les unes et retenir les autres est impossible, car, ainsi que nous l’avons vu, la douleur est inséparable du plaisir.

Il appartient donc à chacun de nous de savoir s’il veut être absolument libre. Si nous le voulons, nous devons commencer par comprendre la nature et la structure de la liberté.

Est-ce de « quelque chose » que nous voulons nous libérer ? De la douleur ? De l’angoisse ? Cela ne serait pas vouloir la liberté, qui est un état d’esprit tout différent. Supposons que vous vous libériez de la jalousie. Avez-vous atteint la liberté ou n’avez-vous fait que réagir, ce qui n’a en rien modifié votre état ?

On peut très aisément s’affranchir d’un dogme en l’analysant, en le rejetant, mais le mobile de cette délivrance provient toujours d’une réaction particulière due, par exemple, au fait que ce dogme n’est plus à la mode ou qu’il ne convient plus. On peut se libérer du nationalisme parce que l’on pense que ce dogme est stupide … S’en débarrasser devient facile. On peut aussi réagir contre tel chef spirituel ou politique qui aurait promis la liberté moyennant une discipline ou une révolte. Mais de telles conclusions logiques, de tels raisonnements ont-ils un rapport quelconque avec la liberté ?

Si l’on se déclare libéré de « quelque chose », cela n’est qu’une réaction qui engendrera une nouvelle réaction, laquelle donnera lieu à un autre conformisme, à une nouvelle forme de domination. De cette façon, on déclenche des réactions en chaîne et l’on imagine que chacune d’elles est une libération. Mais il ne s’agit là que d’une continuité modifiée du passé, à laquelle l’esprit s’accroche.

La jeunesse, aujourd’hui, comme toutes les jeunesses, est en révolte contre la société, et c’est une bonne chose, en soi. Mais la révolte n’est pas la liberté parce qu’elle n’est qu’une réaction qui engendre ses propres valeurs, lesquelles, à leur tour, enchaînent. On les imagine neuves, mais elles ne le sont pas : ce monde nouveau n’est autre que l’ancien, dans un moule différent. Toute révolte sociale ou politique fera inévitablement retour à la bonne vieille mentalité bourgeoise.

La liberté ne survient que lorsque l’action est celle d’une vision claire ;  elle n’est jamais déclenchée par une révolte. Voir clairement c’est agir, et cette action est aussi instantanée que lorsqu’on fait face à un danger. Il n’y a, alors, aucune élaboration cérébrale, aucune controverse, aucune hésitation ; c’est le danger lui-même qui provoque l’acte. Ainsi, voir c’est à la fois agir et être libre.

La liberté est un état d’esprit, non le fait d’être affranchi de « quelque chose » ; c’est un sens de liberté ; c’est la liberté de douter, de remettre tout en question ; c’est une liberté intense, active, vigoureuse, qu’elle rejette toute forme de sujétion, d’esclavage, de conformisme, d’acceptation. C’est un état où l’on est absolument seul, mais peut-il se produire lorsqu’on a été formé par une culture de façon à être toujours tributaire, aussi bien d’un milieu que de ses propres tendances ? Peut-on, étant ainsi constitué, trouver cette liberté qui est solitude totale, en laquelle n’ont place ni chefs spirituels, ni traditions, ni autorités ?

Cette solitude est un état d’esprit qui ne dépend d’aucun stimulant, d’aucune connaissance. Elle n’est pas, non plus, le résultat de l’expérience et des conclusions que l’on peut en tirer. La plupart d’entre nous ne sont jamais seuls, intérieurement. Il y a une différence entre l’isolement et la réclusion, et l’état de celui qui se sait seul. Nous savons tous en quoi consiste l’isolement : on construit des murs autour de soi afin de n’être atteint par rien, de ne pas être vulnérable ; ou on cultive le détachement, qui est une autre forme d’agonie ; où on vit dans la tour d’ivoire onirique de quelque idéologie. Se savoir seul, c’est tout autre chose.

On n’est jamais seul tant qu’on est rempli des souvenirs, des conditionnements, des soliloques du passé : les déchets accumulés du passé encombrent les esprits. Pour être seul on doit mourir au passé. Lorsqu’on est seul, totalement seul, on n’appartient ni à une famille, ni à une nation, ni à une culture, ni à tel continent : on se sent un étranger. L’homme qui, de la sorte, est complètement seul, est innocent et c’est innocence qui le délivre de la douleur.

Fin de citation

Bonne réflexion 😉 et bonne année 2015 en toute liberté 😉

A suivre …


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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