EM : Les découvertes d'Emil du Bois-Reymond

La science ne consiste pas en faits, mais dans les conséquences que l’on en tire.
Claude Bernard,

Introduction à l’étude de la médecine expérimentale.

L’année dernière, un certain Gabriel Finkelstein m’a écrit un courrier me demandant la chose suivante :

Je cite,

Pouvez-vous me rappeler où du Bois-Reymond identifie le signal nerveux d’un fluide?

Fin de citation

Sur ce je réponds sur les muscles de grenouille, après quoi il me répond qu’il ne croit pas et me transmet l’extrait de ses écrits que je divulgue ici. Je remercie ce Monsieur de m’avoir permis d’approfondir un peu plus cet homme de Science qui fut un des pères de la découverte de l’électricité chez les vivants. Je vais donc traduire certains extraits du travail de Gabriel Finkelstein en français qui s’intitule « M. du Bois-Reymond goes to Paris ».

En effet, au XIX ème siècle, Paris semble être l’endroit où tout scientifique, qui souhaite être reconnu, doit séjourner pour promouvoir ses découvertes et ainsi, Emil du Bois-Reymond, physiologiste allemand décide de s’installer à Paris. Une fois, installé à Paris, les choses ne tournent pas comme il imaginait avant son séjour à Paris.

Je cite,

Ce qui suit est l’histoire de la rencontre de du Bois-Reymond avec la science parisienne, une débâcle si grande qu’elle envenima les relations entre les physiologistes français et allemands pour plus d’une génération. Ce récit peut servir comme un cas classique d’une controverse scientifique, un exemple de tous les éléments constitutifs de la fierté, de l’incompréhension et de l’amertume. Il peut aussi être lu comme un drame de questions historiques plus grandes, celui dans lequel la science agit comme un catalyseur pour les conflits au niveau national. Tout du moins, il devrait nous rappeler que les faits de la biologie dépendent du contexte, et le contexte reste toujours sujet à interprétation.

Fin de citation

Je vais me permettre une digression ici et il s’agit d’une rencontre avec une future médecin.

Jeudi soir dernier, j’ai eu l’occasion de parler avec une jeune étudiante en 5ème année de médecine. Bien entendu, je reste toujours admiratif devant l’énormité du travail que ces jeunes fournissent pour réussir leur concours de première année, cette jeune étudiante prépare déjà son concours d’internat qui se déroulera en juin 2015, elle est inscrite à la fac et en plus, elle suit des cours dans une école préparatoire pour préparer le concours, elle voudrait devenir chirurgienne. Elle me racontait son emploi du temps où deux fois par semaine, elle termine à 23h00 pour démarrer le lendemain aux aurores. Cela ne m’étonne pas, il faut une charge de travail et une abnégation de sa personne que je ne serai capable de fournir. Dommage, car c’est un métier qui me plaît mais la façon dont on s’y prend me déplaît, certainement que la charge de travail m’effraie et me paraît exagérément inutile.

Sans parler de la charge de travail, au cours de notre discussion, je voyais que le mal est déjà fait, quel mal me diriez-vous ? Le formatage et ce qui est fort, c’est que la volonté, le désir sincère, le plaisir d’aider, de soigner, de guérir, de secourir sont présents et tant mieux. Car le contraire aurait été vraiment un gaspillage. Je m’imaginais la Science (et donc la recherche en tant qu’étudiant) et la Médecine autrement, du moins de façon plus collaborative, plus tournée vers l’humain et moins vers le profit et moins avec des pré carré, ô combien, j’ai été naïf, car la Science comme la médecine sont également un business et les intérêts sont considérables 🙁

Au cours de notre discussion, nous en somme arrivés à discuter des études cliniques, nous nous sommes mis d’accord sur une chose, celle qui consiste à reconnaître que les études cliniques sont payées par les laboratoires, or celui qui paie est celui qui oriente, ce qui est normal après tout. Tenez, je lui ai parlé d’une étude clinique qui serait intéressante à réaliser, celle qui consiste à donner à un groupe de personnes du tabac, comme fumaient les indiens d’Amérique et à un autre groupe de personnes des cigarettes, cette étude pourrait montrer si réellement c’est le tabac qui est la cause du cancer (par exemple de la gorge ou des poumons) ou ce sont les additifs chimiques. Vous me direz que ce n’est pas nécessaire, il suffit de donner ces additifs. Qui pourrait financer une telle étude clinique et sur combien d’années ?

Nous en sommes arrivés à discuter du sens critique et c’est alors qu’elle m’a dit qu’en dernière année, ils ont pendant un trimestre un cours sur le sens critique. Je lui répliquai que le sens critique est effectivement très important à développer, surtout en tant que scientifique, mais réfléchissons un instant, qui finance la faculté ? Vous me répondrez l’État, ce n’est plus le cas ou du moins, de moins en moins, avec la loi de Sarko à rendre chaque Université indépendante, c’est le modèle américain qui commence à s’imposer, désormais chaque Université doit trouver des sponsors, or qui dit sponsors dit influence, supposons qu’un laboratoire pharmaceutique devienne le sponsor de Paris VI, comment le sens critique sera-t-il enseigné à votre avis aux futurs médecins ? Il suffit de voir comment le CNRS a été massacré par le même Sarko sur le pilori.

Poussons le bouchon un peu plus loin, supposons que c’est l’Etat qui finance les Universités et notamment aiguise le sens critique des futurs médecins. Savez-vous qu’en France existe une puissante organisation de chaire de médecine qui gouverne toute la médecine et croyez-vous que celle-ci va se laisser démontée si facilement, il n’y a qu’à voir comment on devient médecin, on le devient à coup de sacrifice des nos plus belles années de jeunesse, c’est le prix que les jeunes doivent payer pour accéder au titre de médecin.

Au cours de notre discussion, j’ai appris que la volonté de la médecine est de fournir un même protocole à tout homme sur Terre, qu’il soit africain, asiatique ou européen. Nous y arrivons, l’objectif de l’OMS est d’imposer à tout un chacun un même type de médecine. Par exemple, si vous avez un cancer, le protocole que suivra désormais un humain sera un tel. Bien entendu, ce protocole est présenté à nos jeunes futurs médecins comme bénéfique pour les hommes. Ce qui est encore plus grave, c’est de voir que bientôt, nous n’aurons même plus le choix de choisir comment nous voulons nous soigner et le protocole nous sera imposé, ce qui est encore plus fort, c’est que les jeunes y adhèrent pour la plupart avec détermination et conviction, car on leur bourre le crâne de bien-être, de bienfaits pour l’humanité, la même rengaine qu’on « a fourré » dans le gosier des européens sur l’Europe.

Nous rentrons véritablement dans une ère d’obscurantisme, puissent les dieux qui entendent nos cris et nos pleurs viennent à notre secours, car l’Hippocratie* est réellement en marche de tout harmoniser et détruire la diversité dont l’humanité a tant besoin.

A suivre …

*L’Hippocratie est un livre de Théophraste Bombaste dont le sujet principal est:

« le pouvoir : de la médecine sur les hommes, des médecins sur les patients, des institutions sur les individus, de la folie sur la raison, de l’obscurantisme figé sur l’évolution éclairée. »

Bernard Hoerni.

=> EM : Les découvertes d’Emil du Bois-Reymond (II)


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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