AC : Infections post-opératiores

Dans le précédent article, j’ai rapporté l’efficacité ou du moins la non dangerosité de l’argent colloïdal sur un enfant de 4 ans et demi. Ci-dessous, un enfant de huit traité à l’argent colloïdal.

Je cite,

OBSERVATION XXX. — Infection survenue à la suite d’un traumatisme grave (MALAQUIN).

G… P…, huit ans, est amené à l’hospice d’Ivry, le 19 octobre vers 8 heures du matin, pour un écrasement complet de la jambe droite au-dessous du genou. Le fragment inférieur ne tient plus que par un lambeau cutané postérieur. Peu d’hémorragie, seulement un léger suintement en nappe. Vers 10 heures, le suintement ayant augmenté, on met le garrot.

Amputation vers midi. Circulaire de cuisse à 4 ou 5 centimètres au-dessus du point le plus élevé de la plaie. Fermeture après drainage. Injection sous-cutanée de 300 gr. de sérum. Le soir, température 37°2. Le lendemain matin, température 40°6. Le malade est très agité, délire, arrache son pansement. Pouls fort, régulier à 140. On refait le pansement et, en débridant l’extrémité externe, on fait sortir 15 à 20 centimètres cubes de sérosité louche et fétide. Débridement de toute la moitié externe de la plaie. Injection de 100 gr. de sérum.

Le soir, la température reste à 40°2. Le pouls est petit, assez régulier, toujours aussi rapide ; mais le malade est dans une torpeur profonde, ne parle plus, ne se rend pas compte de ce qui se passe autour de lui. La sensibilité est très atténuée. Son état semble absolument désespéré. Injections intra-veineuse de: 15 cc d’Electrargol. L,es veines étant, peu apparentes, il y a eu quelques difficultés à faire l’injection et une partie du liquide a passé dans le tissu cellulaire sous-cutané.

L’injection a été faite vers 4 h. 3/4. La température a été prise ensuite toutes les heures. A 6 heures, 40° ; à 7 heures, 39°7 ; à 8 heures, 39°3 ; à 9 heures, 39° 1 ; à 10 heures, 38°8; à 11 heures, 38°5. Enfin à minuit, 38°2. La courbe de température est une ligne droite depuis 6 heures jusqu’à minuit. A minuit, l’enfant à repris connaissance, il est assez agité. Le pouls était
toujours à peu près aussi rapide, mais bien frappé.

Le lendemain, 21 octobre, température 38°2 le matin. Le pansement est moins sale que la veille ; l’enfant est toujours assez agité. Injection de 300 gr. de sérum. Le soir la température remonte (39 degrés). Nouvelle injection intra-veineuse de 15 cc. d’Electrargol ; mais peu de modifications de la température et de l’état général.

Le lendemain, l’enfant revient de plus en plus à l’état normal. L’agitation disparaît, le pouls se ralentit ; la plaie suppure abondamment. La température tombe complètement le 23 octobre. On retire alors le drain. Les 24 et 25, légère ascension thermique due à la rétention d’un peu de pus dans l’angle interne de la plaie. Depuis, la convalescence a évolué régulièrement.

BIBLIOGRAPHIE

Prof. SOUBEYRAN par DURAND. Infection post-opératoire. Electrargol. Guérison (Thèse de Montpellier, 1908).

Fin de citation

Il serait intéressant de tester l’argent colloïdal en injection intraveineuse, comme c’était la pratique au début du XXème siècle. Je me demande si l’efficacité ne serait pas décuplée, ceci dit, j’ai remarqué, d’après les multiples récits, que suit à une injection en intraveineuse, la température du (ou de la) malade augmente, ce qui peut paraître normal.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement

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