AC : Méningites et méningites cérébro-spinales et argent colloïdal

Cet autre exemple est un cas de méningite soigné avec de l’argent colloïdal obtenu avec la méthode électrique toujours.

Je cite,

OBSERVATION X. —, Méningite aiguë. Guérison, (AUBOYER).

Mme Bal…, 29 ans, sans profession, entre le 14 juin 1907 à la Pitié, dans le service de M. le docteur CLAISSÉ, salle Trousseau (crèche), pour céphalée intense, courbature, asthénie extrême et fièvre. Elle amène son bébé, âgé de 4 mois, en très bonne santé. A l’âge de 17 ans, elle a présenté une otite du côté gauche, très douloureuse, accompagnée d’une surdité qui dura deux mois. Le 4 juin, sans prodromes marqués, la malade a présenté brusquement une céphalée intense, accompagnée de frissonnements répétés et intenses. Ses jambes fléchissent et se dérobent sous elle ; l’affaiblissement est très marqué. Il n’y a pas eu d’épistaxis, mais la malade éprouve des nausées, sans vomissements, et des vertiges.

A son entrée, quand on l’examine, la malade est très abattue, dans un état prostration et d’asthénie, les yeux fermés s’entr’ouvrent rarement et alors le regard est vague. La peau est sèche et brûlante ; la langue sale, sèche et rôtie, recouverte de fuliginosités. Le pouls est rapide, serré, régulier. La malade accuse une céphalée intense, des douleurs à la nuque et dans la colonne vertébrale. Elle est couchée en chien de fusil ; on remarque de la raideur de la nuque et du dos. Signe de Kernig. La constipation, quoique peu opiniâtre, complète le tableau clinique et permet de penser à une méningite. Pas d’agitation, ni loquacité, ni délire. Il y a un peu de photophobie et de douleur, à la pression des globes oculaires et une légère inégalité pupillaire. Pas de strabisme, ni de nystagmus. Les troubles sensitifs sont très peu marqués. Le pouls est un peu irrégulier et faible.

La malade accuse une douleur rétro-auriculaire, surtout à la pression de la mastoïde. Cependant, on ne note pas d’écoulement par le conduit auditif externe. On pratique une ponction lombaire. Le liquide sort sous pression. Il est très louche, presque purulent. L’examen cytologique montre 8 à 10 polynucléaires par champ. On fait une injection de 10 cc. d’Electrargol.

17 juin. L’état de stupeur et d’hébétude a considérablement diminué; la malade répond assez facilement aux questions qui lui sont posées. Elle ouvre les yeux, qui sont moins douloureux à la pression. La photophobie, les vertiges persistent, mais beaucoup moins accentués que la veille. La céphalée, la raideur de la nuque et du dos persistent. Des douleurs sont apparues dans les cuisses et dans les jambes, qui peuvent être rattachées à l’injection intra-rachidienne.
La température est à 38°. En somme, amélioration notable. On pratique une deuxième ponction lombaire. Le liquide, toujours en hypertension, est clair ; on n’y constate que quelques flocons de fibrine et peu de polynucléaires. Deuxième injection de 10 cc. d’Electrargol.

18 juin. Etat stationnaire assez satisfaisant. La température est à 39,1°. Le pouls à 85 est régulier et normal. 3e Ponction lombaire. Hypertension du liquide, on injecte 15 cc. d’Electrargol.

19 juin. La raideur de la nuque persiste ainsi que la céphalée. Pouls à 74. Température à 37,5° le matin, à 38,2° le soir.

20 juin. La malade se sent mieux. La céphalée, est moins intense le matin. Les raideurs ont diminué et sont moins douloureuses. Les globes oculaires sont toujours douloureux à la pression. La température est à 37,4° le matin. Le pouls régulier à 65.

21 juin. Ponction lombaire. Le liquide, toujours en forte tension, jaillit à plus de 15 centimètres. On injecte 15 cc. d’Electrargol. La température est à 37° le matin et 38° le soir.

22 juin. Température à 38° le matin et à 37,6° le soir.

23 juin. Etat général satisfaisant. Température 38,2° le matin et 37,4° le soir.

24 juin. La céphalée reparaissant un peu le soir, on fait encore une injection de 15 cc. d’Electrargol. La température est à 37°. Peu à peu, les symptômes disparaissent complètement et la malade entre en convalescence

Fin de citation


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement

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