AC : Quelques tests de fabrication d’argent ionique/colloïdal avec le ColloidGen I

Dans l’article AC : Réponse à une utilisatrice du ColloidGen I, une utilisatrice du « ColloidGen I » me remontait son expérience avec l’appareil pour la fabrication d’une solution ionique/colloïdal d’argent de 500 ml. J’ai apporté quelques éléments de réponse et proposait d’approfondir la chose.

Depuis, j’ai réalisé trois autres expériences avec le « ColloidGen I » que je vais décrire ci-dessous en détail et essayer de tirer quelques conclusions. Tout d’abord, les trois expériences concernent l’électrolyse de l’argent (électrodes de 2,5 mm de section et 12 cm de long, seul une dizaine de cm des électrodes étant immergée dans l’eau) dans un contenant de 500 ml d’eau distillée à 0,3 ppm (concentration mesurée avec l’appareil déjà mentionné à maintes reprises), le paramétrage du « ColloidGen I » étant : Cible 1,7 v (ce qui correspond à ~15 ppm), avec les quatre périodes fixées à P1 = 10 mn, P2 = 5 mn, P3 = 30 s et P4 = 15 s, l’arrêt étant activé.

Première expérience avec un agitateur

Le contenant est placé sur le plateau de l’agitateur, le plateau fait un mouvement de va-et-vient latéral (de gauche à droite et vice versa), le mouvement de rotation est fixé à un peu moins de 100 tr/mn (tour par minute). L’appareil est fixé sur le contenant de manière à ce que l’ensemble (appareil + contenant) soit solidaire, l’eau est agitée de manière à former des vagues, sans que celles-ci viennent rencontrer, ni l’appareil, ni les connecteurs. Démarré vendredi soir à 21h10, le « ColloidGen I » affiche une tension de 0,50V ~ 0,51V, le traitement s’arrête 09:01:56 secondes après en affichant 1,71V. Je mesure avec le ppm « mesureur » et j’obtiens du 13,6 ppm. Il y a un peu de dépôts que je filtre, je mets en bouteille et vingt quatre heures après (c’est-à-dire ce matin lundi 19 novembre) je vérifie la solution, qui est restée claire et transparente.

Deuxième expérience sans agitateur

Je recommence dans les mêmes conditions que précédemment, une nouvelle fabrication d’argent ionique/colloïdal. Démarré le samedi soir (17 novembre) à 19h20, le traitement a duré 21:54:32 et s’est arrêté à 17,1 V, je mesure les ppms et j’ai 16,1 ppm. Il y a du dépôt, un peu plus que dans la précédente expérience, je filtre et je laisse reposer. comme l’autre solution, je regarde ce matin et la solution est restée claire et transparente.

Troisième expérience avec agitateur

Afin de confirmer l’intérêt de l’agitateur, je recommence une troisième expérience dans les mêmes conditions hier après-midi à 17h45. Remarque : comme l’eau de départ est à 0,3 ppm, l’afficheur en tension du « ColloidGen I » indique du 0,50V ~0,51V. Le traitement s’arrête après 06:05:09 heures/minutes/secondes indiquant 1,71V, je mesure les ppms et j’ai du 11,1 ppm. Aucun dépôt est présent dans la solution.

Conclusion

Parmi les trois expériences précédentes, deux ont été faites dans les mêmes conditions, agitateur, eau de départ, même générateur, mêmes électrodes, même contenance etc. Il y a eu deux jours de décalage entre les expériences. D’autres phénomènes doivent intervenir qui m’échappent à ce jour. Cela ne met nullement en cause l’eau de départ qui influence grandement, mais elle n’est pas la seule, les forces de répulsion et d’attraction entre les colloïdes et les ions, ainsi que la répartition de ces derniers doivent jouer un rôle également, voir les articles au sujet des forces intervenants entre les colloïdes dans une solution colloïdale.

Cependant, il est incontestable qu’une agitation permanente de la solution au cours de la fabrication permet une meilleur répartition, d’autant plus que l’on veut fabriquer des concentrations élevées, il me semble que la fabrication de l’argent ionique/colloïdal en dessous de 10 ppm ne nécessite pas forcément une agitation, mais au-delà, elle peut être utile, et pourtant, une des expériences avec l’agitation a montré que même en cas d’agitation, des dépôts sont susceptibles de se produire.

Enfin, pour ce qui est de l’expérience sans agitation, la durée est plus longue que celle rencontrée la dernière fois (voir l’article mentionné ci-dessus) sans que la solution vire au jaune, ce qui montre que d’autres phénomènes ou forces doivent intervenir, celles-ci, malgré les conditions initiales de démarrage identiques, influencent grandement l’évolution de la fabrication. Donc, l’importance de l’eau de départ, oui. Mais d’autres phénomènes qui me sont étrangers (pour le moment) doivent agir.

A suivre …


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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