AC : Purification de l’eau à l’aide de l’argent (II)

Je vais poursuivre dans cet article l’exposé des découvertes faites dans l’article “Thin Solid Films 517 (2009) 6441-6478 – Noble metal nanoparticles for water purification : A critical review” par T. Pradeep, Anshup (Department of Chemistry and Sophisticated Analytical instrument Facility, Indian Institute of Technology Madras, Chennai 600 036, India) que vous pouvez trouver sur ce site : journal hompage : www.elsevier.com/locate/tsf, déjà mentionné dans l’article « MC : Aux origines de l’or colloïdal ».

Pour rappel, nous savons déjà que l’argent est capable de désinfecter une eau, mais ce qui est surprenant, c’est la capacité de l’argent mais également des autres métaux nobles à purifier une eau contaminée par tout un tas de produits de type pesticides et insecticides. C’est bien la première fois que je croise un article scientifique, traitant de ce sujet. Il faut savoir que ce sujet est hautement sensible de nos jours, d’où son importance, c’est une étude qui a été menée par des chercheurs en Inde qui sont préoccupés par la pollution des eaux, dont la majeur partie de la population en dépend. Avant d’arriver au point de parler de comment l’argent ou les métaux nobles réagissent avec les pesticides pour les éliminer, je vais devoir parler des métaux nobles. C’est d’ailleurs ce que fait l’article, dont je cite un extrait ci-dessous.

Je cite,

L’origine de la réactivité chimique de chaque métal de transition est liée à leur potentiel de réduction standard. Les métaux sont généralement électropositif et ont tendance à perdre des électrons en fonction de l’énergie d’ionisation correspondante. Le potentiel de réduction est donc en corrélation avec la nature électropositive des métaux, c’est-à-dire, plus un métal est électropositif, plus il est susceptible d’exister sous forme d’ions dans la phase de solution, et donc, plus il est réducteur. [sic] Pour rappel, un réducteur est un élément qui perd des électrons. Un oxydant est un élément qui gagne des électrons. Un élément peut être réducteur vis à vis d’un autre et être oxydant vis à vis d’un troisième élément [fin sic].

Basé sur le potentiel de réduction, les métaux appartiennent en général à deux groupes : les métaux du bloc « d » ([sic] qui possède une sous-couche d ou f incomplète, exemple fer (Fe), argent (Ag), or (Au), cuivre (Cu), zinc (Zn), platine (Pt), palladium (Pd) etc.) sont modérément réducteurs (Cd2+|Cd = -0,40V, Fe2+|Fe = -0,44 V), tandis que les métaux du bloc « s » sont fortement réducteurs (Li+|Li = -3,05V, Na+|Na = 2,71 V).

Cependant, il y a des exceptions à cette règle : l’or (Au3+|Au = 1,5 V), l’argent (Ag+|Ag = 0,80 V), le mercure (Hg2+|Hg = 0,87 V), le platine (Pt2+|Pt = 1,2 V) et le palladium (Pd2+|Pd = 0,83 V). Cette catégorie de métaux présentant cette exception, peuvent exister à l’état métallique (en solution), sans aucun effet d’oxydation de l’oxygène ou de l’eau (O2|OH= 0,40 V). Cette propriété d’exister à l’état métallique rend les métaux nobles très inactifs pour toutes les réactions chimiques.

Fin de citation

C’est ainsi que nous pouvons produire des particules d’argent, d’or etc. dans la solution d’eau.

=> AC : Purification de l’eau à l’aide de l’argent (III)


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Ce contenu a été publié dans Argent Colloïdal, Traitements. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.