AC : Une abonnée me demande de traduire un article sur les nanoparticules d’argent et le VIH-1 (suite)

Dans cet article, je continue la traduction de l’article demandé par une abonnée.

Je cite,

Le développement de produits à base de nanoparticules d’argent est en pleine expansion. Ils sont maintenant utilisés dans le cadre de vêtements, de contenants de nourriture, des pansements, des onguents, des revêtements d’implants et d’autres appareils ; certaines applications des nanoparticules d’argent ont reçu l’approbation de la US Food and Drug Administration.

Domaine d’activité antivirale

Les nanoparticules d’argent d’une taille de 30-50 nm (nano-mètre) ont été testées sur un panel de souches VIH-1 en utilisant des cellules indicatrices dans lesquelles l’infection a été quantifiée à l’aide d’un dosage basé sur une enzyme : la luciférase ([sic] l’oxydation de certaines molécules sous le contrôle de l’enzyme, la lucifèrase, émettent un photon).

Les nanoparticules d’argent ont inhibé toutes les souches, montrant une activité antivirale comparable contre T-tropique, M-tropique, double-tropique, et les isolats résistants (tableau 1). La concentration de nanoparticules d’argent pour laquelle l’infectiosité a été inhibée de 50% (IC50) variait de 0,44 à 0,91 mg/mL ([sic] je rappelle que 1 ppm est l’équivalent de 1 mg/litre, ici, nous sommes en présence de millilitres, donc nous avons du 0,44 à 0,91 ppmd : partie par milliard).

L’indice thérapeutique d’un composé reflète l’activité globale de celui-ci en mariant sa cytotoxicité relative (CC50) et son efficacité. Cet indice est mesuré comme la capacité d’inhiber l’infection (IC50), dans les conditions d’essai identiques. Pour ces souches de VIH-1 (cités plus haut), aucune réduction significative de l’indice thérapeutique a été observé dans les souches qui sont résistantes aux INNTI, INTI, PI, PII ([sic] une classe de médicaments utilisés pour le traitement des infections liées aux rétrovirus : source wikipédia) comparées avec les souches de laboratoire cataloguées comme virus de type sauvage.

L’activité antivirale de nanoparticules d’argent et des ions d’argent

Pour démontrer que l’activité antivirale observée est due aux nanoparticules d’argent, plutôt que les ions d’argent présents dans la solution, nous avons également évalué l’activité antivirale de la sulfadiazine argentique (AGSD) et de nitrate d’argent (AgNO3), appelés sels d’argent, ce sont des antimicrobiens qui exercent leur effet antimicrobien à l’aide des ions d’argent. Les deux sels ont également inhibé l’infection au virus VIH-1 in vitro (tableau 2), cependant, leur indice thérapeutique est 12 fois inférieur à celui des nanoparticules d’argent, ce qui indique que les ions d’argent par eux-même ont un rendement inférieur à celui des nanoparticules d’argent.

Fin de citation

Le point intéressant qu’il faut retenir ici, ce sont l’activité des nanoparticules d’argent d’une taille entre 30 et 50 nm. Celles-ci ne peuvent être obtenues à l’aide de la méthode électrique LVDC, mais uniquement avec les méthodes à haute voltage. De plus, ce que l’on remarque avec cette étude et qu’il faut confronter avec d’autres études, ce sont l’activité antivirale des ions d’argent contre le virus VIH-1, mais celle-ci reste inférieure à l’activité thérapeutique des nanoparticules.

A suivre …


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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