AC : Une abonnée me demande de traduire un article sur les nanoparticules d’argent et le VIH-1

Je viens de recevoir un message de la part d’une abonnée me demandant si je peux traduire un article qu’elle a trouvé sur un site internet. Ci-dessous, son courrier.

Je cite,

Bonsoir,

Je m’adresse à vous car j’ai trouvé un site en anglais sur l’argent colloïdal et le VIH. Ce site « http://www.jnanobiotechnology.com/content/8/1/1 » avec une traduction n’est pas très évident à comprendre surtout lorsque l’on ne connaît pas les termes médicaux. Si pour vous cela est possible pouvez-vous m’en faire un résumé ?

Merci pour votre réponse,

Irène

Fin de citation

Chère madame, il s’agit d’une étude qui cherche à comprendre par quels mécanismes les nanoparticules d’argent ont une activité antivirale contre le virus VIH-1. Rappelez vous que je ne suis pas un spécialiste et que je peux éventuellement me tromper dans certains termes, même si je fais très attention.

Je cite,

Les nanoparticules d’argent ont prouvé exercer une activité antivirale contre le VIH-1 à des concentrations non cytotoxiques ([sic] pour nos cellules), mais le mécanisme sous-jacent de leur activité inhibitrice du VIH n’a pas été totalement élucidé. Dans cette étude, l’activité des nanoparticules d’argent est évaluée pour permettre d’élucider leur mode d’action antiviral contre le VIH-1 en utilisant un panel de différents tests in vitro.

Nos données suggèrent que les nanoparticules d’argent exercent une activité antivirale (contre le VIH) à un stade précoce de la réplication*, très probablement un agent virucide ou un inhibiteur de l’entrée virale. Les nanoparticules d’argent se lient à la gp120 ([sic] une protéine responsable du syndrome d’immunodéficience) d’une manière qui empêche l’interaction avec les récepteurs CD4 et le virion ([sic] la particule virale), la fusion, et l’infectiosité, agissant comme un agent virucide efficace contre les cellules saines (souches de laboratoire, les isolats cliniques, souches tropicales T et M et des souches résistantes) et les cellules du virus. Par ailleurs, des nanoparticules d’argent inhibent les stades post-entrée du cycle de vie du VIH-1.

Ces propriétés en font un agent à large spectre ne présentant aucune tendance à une résistance quelconque. Ainsi, ces nanoparticules d’argent pourraient être utilisés à titre préventif contre une grande variété de souches VIH-1.

Le mode d’action de l’argent est présumé être dépendant des ions Ag+, qui inhibent fortement la croissance bactérienne par la suppression des enzymes respiratoires et des composants de transport d’électrons et par l’interférence avec les fonctions d’ADN.

Si l’argent métal comme un matériau est efficace, que peuvent alors faire les nanoparticules d’argent? En médecine, le potentiel des nanoparticules métalliques a été étudié pour la détection précoce, le diagnostic et le traitement des maladies, mais leurs propriétés biologiques sont largement restées inexplorées.

Les nanoparticules d’argent ont été étudiées pour leur potentiel antimicrobien et se sont avérées être des agents antibactériens contre les bactéries à Gram-négatif et à Gram-positif, et des agents antiviraux pour lutter contre le VIH-1, le virus de l’hépatite B, le virus respiratoire syncytial, le virus herpès simplex de type 1 et le virus monkeypox (Variole du singe).

Fin de citation

A suivre …

*La caractéristique principale des Rétrovirus consiste en l’obligation, pour se multiplier, d’introduire son matériel génétique dans celui de la cellule cible (source, voir lien donné pour le VIH-1 dans la traduction).


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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