AC : Un cas de tétanos traité par l’Argent Colloïdal

Dans le livre des métaux colloïdaux, il y a une multitude de cas de maladies traitées à l’aide des métaux colloïdaux obtenus par la méthode électrique. Pour rappel, la méthode électrique utilisée au début du XXème siècle était celle que l’on appelle de nos jours la méthode HVAC, parcourez le site pour plus d’informations à ce sujet. Ici, je rapporte le cas de tétanos. Je n’ai aucun mérite si ce n’est celui d’éplucher les différents livres afin de vous permettre de prendre conscience que les métaux colloïdaux ne sont pas une nouveauté à la mode, mais ont été réellement un champ d’investigation très élargi des chercheurs avant les années 30.

Alors pourquoi avons-nous abandonné ces traitements ? Il semblerait que l’ère des antibiotiques synthétiques ait joué un rôle décisif, il se peut également que leur toxicité ont peut-être joué un rôle dans leur abandon en tant que traitement, mais là-dessus, les données manquent, du moins, je n’ai pas trouvé de données en quantités qui permettent de dire que ces traitements ont été abandonné à cause de leur toxicité. Pourtant, j’ai apporté quelques cas de décès (sur le site) suite à l’utilisation d’argent colloïdal obtenu à l’aide de méthodes chimiques et non électrique. Toujours est-il que le bon sens voudrait que quelque soit le traitement, à l’excès, ce dernier peut-être dangereux, donc à nous d’apprendre à respecter ses limites.

Je cite,

Le 4 septembre 1908 entrait à l’Hôtel-Dieu de Soissons, le nommé Leroy, Victor, âgé de 37 ans, atteint depuis trois ou quatre jours de contraction progressive des mâchoires. Malgré l’absence de tout traumatisme connu, le docteur THIEFINE, de Coeuvres, avait porté le diagnostic tétanos et pratiqué une injection de sérum antitétanique. Le seul symptôme était la contracture des mâchoires gênant la déglutition et la parole.

Approuvant le diagnostic tétanos, nous pratiquons trois jours de suite de nouvelles injections de sérum, administrons chaque jour 2 grammes de bromure et 6 grammes de chloral et faisons une injection de morphine le soir. Le malade est placé dans une chambre obscure et silencieuse. Cependant l’état s’aggrave rapidement, la contracture des mâchoires augmente : la nuque, le dos, les membres deviennent raides, et trois jours après son entrée le malade est absolument rigide et incapable de se bouger, le moindre effort provoque des trépidations appréciables, surtout aux membres inférieurs et supérieurs. Pouls entre 90 et 110 pulsations, jamais de température.

Devant l’inefficacité du sérum et l’intolérance pour les médicaments, nous cessons sérum, bromure, chloral, maintenant seulement la morphine du soir et nous faisons une injection hypodermique d’argent colloïdal électrique (Electrargol). Dès la première injection on constate une amélioration notable, les trépidations sont moins fortes, le malade se sent mieux. Après la troisième injection, il persiste seulement un peu de raideur du tronc et une contracture atténuée des mâchoires. Le malade s’ennuie seul, on le remet dans la salle commune, cessant l’Electrargol, reprenant le bromure et le chloral, à faible dose, vu l’intolérance gastrique et continuant toujours la morphine du soir.

Dès le surlendemain les trépidations reparaissent, la-contracture augmente, le malade est agité, mal à l’aise. Vite on le remet à l’isolement et on reprend les piqûres d’Electrargol qui, de nouveau, amènent une amélioration rapide. Les piqûres sont continuées huit jours, le malade peut alors se tourner, s’asseoir seul, desserrer les dents et tirer la langue ; là contracture des mâchoires diminue peu à peu et est complètement disparue après une nouvelle semaine. Quelques piqûres de cacodylate activent le retour de l’appétit et des forces.

Le 10 octobre, c’est-à-dire cinq semaines après son arrivée à l’Hôtel-Dieu, Leroy sortait complètement rétabli. De ce cas isolé nous ne prétendons pas tirer des conclusions générales, notons cependant plusieurs points intéressants.

Tétanos sans traumatisme connu : ça se voit, quoique assez rare. Cet homme avait la bouche en très mauvais état (gingivite, tartre, carie), c’est probablement par la bouche que s’est produite l’infection.

L’absence de fièvre, dira-t-on, prouve une infection légère : n’empêche que le quatrième jour l’état était véritablement inquiétant malgré quatre injections de sérum et le redevient vers le huitième et le neuvième jour, après la cessation de l’Electrargol. Le sérum antitétanique est, dit-on, souverain comme préventif, c’est possible, mais comme curatif dans un cas cependant peu virulent (absence de fièvre), employé presque dès le début et à doses répétées, il s’est montré absolument sans efficacité.

Le bromure et le chloral n’ont pas donné meilleur résultat ; peut-être ont-ils été administrés à dose insuffisante à cause de l’intolérance gastrique. La morphine s’est montrée bon calmant pour donner un peu de repos nocturne, mais impuissante contre la contracture même.

Que doit-on penser de l’action de l’Electrargol? Evitons une généralisation imprudente, mais dans le cas présent l’Electrargol a paru le médicament héroïque : en pleine marche ascendante de la maladie, il produit dès la première injection une amélioration notable et en trois jours la guérison paraît assurée. On cesse l’Electrargol, la maladie reprend ; on reprend l’Electrargol, la maladie se calme : ça paraît presque une expérience de laboratoire : est-ce pur jeu du hasard? L’expérience mérite d’être renouvelée.

La guérison fut obtenue par de simples injections hypodermiques ; sans doute des injections intra-veineuses ou intra-rachidiennes, jetant le médicament plus intimement dans la circulation ou plus directement en contact des centres nerveux intoxiqués, donneraient probablement des résultats encore meilleurs; mais le praticien hésite toujours à employer ces procédés nouveaux qui lui paraissent hérissés de dangers peut-être plus fictifs que réels, tandis que l’injection hypodermique est à la portée de tous.

P. JOLY. un cas de tétanos traité par l’Electrargol (Journal des Praticiens, 21 nov. 1908)

Fin de citation

Je ne suis plus surpris de l’efficacité de l’argent colloïdal dans ce cas puisque nous sommes en présence d’une infection.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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