AC : Argent colloïdal par la méthode HVAC à arc plasma (suite)

J’avais rapporté dans le précédent article comment j’ai eu du mal à produire plus de 5 minutes un arc à plasma avec l’argent. J’avais également rappelé qu’un abonné avait eu du mal avec le cuivre. Avec le platine et l’or, j’avais pu maintenir l’arc à plasma plus de 45 minutes. Alors pour quelles raisons, ces métaux réagissent différemment?

En jetant un œil sur le tableau des éléments chimiques, nous remarquons que le cuivre, l’argent et l’or sont dans la même colonne et le platine et l’or dans la même ligne. La classification des éléments dans le tableau est faite en fonction du nombre d’électrons qu’un élément possède et en fonction également des électrons de valence, c’est-à-dire le nombre d’électrons libres sur la dernière couche (pour simplifier). Ainsi les éléments qui se trouvent dans la même colonne comme pour l’or, l’argent et le cuivre ont un même nombre d’électrons de valence et les éléments qui se trouvent sur la même ligne comme pour le platine et l’or nécessitent (de façon simplifiée) une même énergie (ou force appelée électron-volt) pour être ionisé (ou libérer un ou plusieurs électrons de valence), du moins si on reste dans le contexte des métaux de transitions.

Ainsi, à la lumière de ce que je viens de dire, l’or et le platine sont difficiles à être ionisés que l’argent et le cuivre. Par conséquent, il est tout à fait normal de constater un arc plus long pour l’or et le platine que pour le cuivre et l’argent, c’est d’ailleurs pour cela qu’au début de l’électrolyse, pour l’argent, j’ai réussi à produire un arc pendant les cinq premières minutes et puis après, plus rien, l’argent s’électrolyse vite ou s’ionise vite et donc, la solution devient plus vite conductrice, d’ailleurs, à la fin de l’électrolyse, la concentration en ppm mesurée pour l’argent vaut 5 ppm. Pour l’or et le platine, c’est différent, l’électrolyse est plus difficile, ces deux métaux s’ionisent plus difficilement, il faudrait un ampérage beaucoup plus fort ou un débit de courant plus important pour les ioniser. Par conséquent, la solution devient moins vite conductrice et l’arc peut durer plus longtemps.

Je n’ai pas encore fait de tests avec le cuivre, mais l’expérience de l’abonné le confirme. Je compte bien faire l’électrolyse du cuivre et j’imagine que je vais rencontrer le même phénomène. Plus le métal est situé en haut du tableau de Mendeleïev, plus il est facilement « ionisable », ce qui donne une solution conductrice plus facilement et par conséquent, l’arc à plasma est difficilement maintenu. Cela dit, l’arc plasma doit permettre (même pendant cinq minutes au début de l’électrolyse) d’obtenir des nanoparticules d’argent ou de cuivre, il serait également intéressant de procéder à l’électrolyse du zinc (sur la même ligne que le cuivre) afin de constater le même phénomène.

=> AC : Argent colloïdal par la méthode HVAC à arc plasma (suite II)


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Ce contenu a été publié dans Argent Colloïdal, Fabrication. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.