EM : Les ondes (II)

Les ondes, quel phénomène fascinant, dire il y a plus de cent ans que les êtres vivants seraient l’objet d’interactions ondulatoires était osé, puisqu’à cette époque, il n’était pas encore facile de théoriser pour prédire la réalité. Affirmer que des cellules vivantes sont sujettes à des oscillations comme Mr Lakhovsky le croyait, restait absurde. Quoiqu’il fit pour démontrer ses dires à l’aide d’expérimentations basées sur les circuits oscillants ou d’appareil générateur d’oscillations multiples, l’outil mathématiques manquait à l’appel pour poser les fondements de la théorie.

L’échelle atomique ou subatomique ne pouvait être explorée pour comprendre la physique afin de modéliser les lois avec les mathématiques. Ainsi naquit la physique quantique pour explorer les ondes à l’échelle microscopique, voire subatomique. De fil en aiguille, l’homme parvint à identifier quatre forces de la nature dont celle de la gravitation, électromagnétique, nucléaire faible et nucléaire forte. Quatre type de forces qui régissent la nature et l’univers, trois de ces forces ont pu être identifiées comme étant identiques, il s’agit de la force nucléaire forte, faible et la force électromagnétique, cette dernière étant à la base des deux autres.

Des théories cherchent à rapprocher la force gravitationnelle à celle de la force électromagnétique afin d’unifier l’univers en une seule force, celle qui est régie par l’électromagnétisme. Serions-nous des êtres électromagnétiques? Cette question n’est plus absurde aujourd’hui mais une réalité, une très forte possibilité. L’Universion (comme appelait Mr Lakhovsky) ou l’éther (comme appelaient les physiciens du XIXème siècle) ou enfin l’univers serait à la base un champ électrique et magnétique et la force électromagnétique, sa cohésion.

Je vais citer quelques extraits du livre de Brian Greene La Magie du Cosmos.

Je cite,

Grâce aux détours ultérieurs des progrès en physique, on peut aujourd’hui envisager l’article d’Einstein, de Podolsky et de Rosen (en 1935) comme l’un des premiers à signaler que la mécanique quantique – si l’on en croit les apparences – implique que ce que l’on fait à tel endroit peut-être instantanément relié à ce qui se passe à tel autre, quelle que soit la distance. Aux yeux d’Einstein, ces connexions instantanées étaient ridicules et il considérait que, leur origine provenant des mathématiques de la mécanique quantique, c’était là une preuve du fait que la théorie nécessitait d’être remaniée jusqu’à une forme acceptable. Mais dans les années 1980, dès lors que les progrès aussi bien théoriques que technologiques permirent de soumettre ces soi-disant absurdités quantiques au regard de l’expérimentation, les chercheurs eurent la confirmation qu’il peut y avoir des liens instantanés entre les événements ayant lieu à des positions relativement éloignées. Dans des conditions idéales réalisés en laboratoire, ce qu’Einstein croyait absurde a bel et bien lieu. 

Les conséquences de ces aspects de la mécanique quantique sur notre image de la réalité sont le sujet de recherches actives.

L’éloignement spatial implique une certaine indépendance physique. Si l’on veut contrôler ce qui se passe à l’autre bout d’un terrain de foot, il faut y aller, ou au moins envoyer quelqu’un ou quelque chose traverser le terrain pour transmettre notre influence (l’entraineur, notre voix* par l’intermédiaire des molécules d’air qui se cognent les unes contres les autres, un signal lumineux pour attirer l’attention de quelqu’un, ou je ne sais quoi d’autre). Sans cela – si l’on reste spatialement isolé, on ne pourra exercer aucune influence, puisque l’espace intermédiaire entraîne l’absence de lien physique. La mécanique quantique défie cette vision des choses avec la capacité, au moins dans certaines circonstances, de transcender l’espace; des connexions quantiques de grande portée peuvent passer outre l’éloignement spatial. Pour la mécanique quantique, même si deux objets sont séparés par une grande distance, tout se passe comme s’ils formaient une entité unique.    

Fin de citation

C’est justement là où Mr Lakhovsky était un visionnaire à son époque, dans ses livres, ils cherchent à montrer (et par des expériences, démonter) que nos cellules sont capables de détecter ce que nous, en tant qu’être évolué, ne pouvons pas. Celles-ci peuvent détecter un changement et réagir ou agir, voire succomber. Le cancer qui est en réalité une multiplication cellulaire incontrôlée et désordonnée aurait comme cause un phénomène électromagnétique (ou encore une force électromagnétique) selon lui.

*Une manifestation d’ondes électromagnétiques.

+> EM : Les ondes (III)


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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