G : Ma réponse à une abonnée

Je viens de recevoir un courrier d’une lectrice suite au message (III) que j’ai publié récemment aux abonnés. Ci-dessous le contenu :

Je cite,

Monsieur,

Je viens d’apprendre, en lisant votre réponse à un abonné, que votre langue maternelle était l’arménien.

Permettez-moi de vous féliciter de la façon dont vous maîtrisez la langue française. Je peux vous assurer que vous écrivez mieux que la plupart des français 100 % de souche.

Personnellement, il est évident que je ne suis pas aussi intelligente que votre abonné car je n’ai jamais soupçonné que la langue française n’était pas votre langue maternelle. J’ai bien remarqué quelques erreurs, ici ou là, mais je les aies attribuées soit à une erreur de frappe soit, pour les tournures de phrases, au fait que vous êtes un scientifique et non un littéraire.

De toutes façons, compte tenu de la richesse des informations que vous avez la générosité de partager, je trouve mesquin et inutile de polémiquer pour quelques erreurs typographiques mineures.

Je n’ai d’ailleurs pas compris à quels malentendus faisait allusion ce monsieur.

Liliane

Fin de citation

Chère Madame,  vous êtes bien aimable et fort encourageante et je vous en remercie. Je suis également de votre avis, maitriser une langue est une question de pratique comme dans tout autre domaine et non une chose acquise. Autour de moi, dans mon milieu professionnel, je côtoie des collègues (tous cadres d’ailleurs) qui écrivent avec des fautes, ne serait-ce que dans les courriers internes sans parler des courriers à destination des clients ou fournisseurs.

J’attribue plus mes tournures de phrases parfois lourdes à ma formation et ma personnalité. J’aime (même à l’orale) tourner un peu trop autour d’un sujet, afin de m’assurer que la personne a bien saisi le fond de ma pensée. Cette lourdeur me joue parfois des tours, mais j’assume.

Récemment, en formation à Paris pendant une semaine sur le thème de l’écriture, au nombre de dix autour d’une table, on pouvait ressentir cette gêne (pour la plupart) d’écrire un texte, puis le lire à haute voix et enfin s’exposer aux critiques. Je peux vous dire que c’est un exercice délicat, quoique bénéfique. Au début de la semaine on pouvait déjà identifier les personnes qui trouvaient des excuses pour éviter de participer, mais au fur et à mesure, l’ambiance s’est détendue et la confiance a régné, permettant une plus grande participation et un meilleur échange.

J’attribue la remarque de ce monsieur plus à « un possible agacement » de sa part, suite à des échanges de courriers dans le cadre d’un rapprochement avec un autre abonné. Certainement que je n’avais pas été suffisamment clair (quoique), ce qui a suscité des questionnements quant à ma maitrise de la langue française.

L’intelligence

Vous parlez d’intelligence. Certainement que les diplômes comme un DEA de mécanique ou une licence de droit ou toute autre qualification démontrent une certaine forme d’intelligence. Mais avons-nous acquis l’intelligence qui se présente sous d’autres formes? Je pense au fait de pouvoir s’adapter à un environnement à une personne à une situation. La seule école que je connaisse pour cette forme d’intelligence est la vie. Cependant, la remarque est constructive puisque cela m’incite à améliorer mon écrit et je retiens ce côté positif.

Cordialement,


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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