AC : Surface de contact des colloïdes dans une solution colloïdale

Cela faisait longtemps que je voulais écrire un article à ce sujet et je suis arrivé à trouver un livre qui en parle. Ce livre est le même que celui dont je vous ai parlé dans l’article ci-contre : MC : L’action des métaux colloïdaux en tant que catalyseurs. Ce livre est une mine d’or et je vais camper dessus un certain temps. Ce que j’écris dans cette catégorie, j’aurai pu le mettre dans la catégorie des métaux colloïdaux, voire toute autre solution colloïdale. Pour rappel, l’argent ionique/colloïdale n’est colloïdal que dans la mesure où des colloïdes d’argent sont suspendus dans la solution. Les ions d’argent ne sont que dissous, donc ils ne sont pas les colloïdes. Dans l’article cité plus haut, j’ai rapporté succinctement que notre corps est à 60% constitué de colloïdes ou de solution colloïdale, pour aller plus loin, vous pouvez consulter le livre en le cherchant sur la base de la Bibliothèque nationale de France.

La surface de contact des colloïdes dans une solution colloïdale est la surface que viennent couvrir les colloïdes, plus grande est cette surface plus efficace seront les colloïdes, plus fins sont les colloïdes, plus grande sera cette surface. Dans ce qui suit, l’auteur démontre cet aspect là. Afin d’apprécier ce qui suit, il me faut parler de quelques dimensions avant. A l’époque en 1919, ils ne connaissaient pas encore le nanomètre, ils ne possédaient pas encore le microscope atomique par exemple, ils ne disposaient que de microscope pour mesurer les microns et toute les mesures qui descendaient en dessous des microns, ils les appelaient ultra-microscopique ou « submicron ». Ainsi, le micron (0,001 millimètres) était noté μ (le millième de millimètre) et μμ désignaient le millième de micron, c’est-à-dire 0,000001 millimètres. Sachant cela regardons le calcul effectué ci-dessous pour déterminer la surface de contact des colloïdes.

Je cite,

Supposons avec W. Ostwald qu’un cube de 1 centimètre d’arête soit divisé successivement en cubes ayant comme côté des fractions décimales décroissantes du centimètre, et calculons le nombre et la surface des divisions ainsi obtenues :

Longueur de l’arête de chaque cube Nombre des cubes Surface totale des cubes
1 cm 1 6 cm2
0,01 cm ou 100 μ 106 600 cm2
0,0001 cm ou 1 μ 109 6000 cm2
10 μμ 1015 60 m2
1 μμ 1018 600 m2
0,1 μμ 1021 6000 m2 un peu plus petit qu’un terrain de foot

On voit que pour une division descendant jusqu’à des cubes de 10 à 1 μμ de côté, c’est-à-dire pour des dimensions qui sont à peu près celles des derniers submicrons encore visibles, la surface est portée de 6 centimètres carrés à 600 mètres carrés, et que des dimensions qui sont celles des amicrons, cette surface atteint 6000 mètres carrés.

Fin de citation

Et quand on pense qu’aujourd’hui avec des méthodes HVAC, on peut obtenir des colloïdes nanométriques, je ne vous raconte pas la surface de contact, mais ceci fera l’objet d’un autre article.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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