EM : La conductivité des tissus biologiques

Je vais écrire une série d’articles sur la conductivité des tissus biologiques, voire au niveau cellulaire. Comme pour la série relative aux rayons cosmiques (avec laquelle je n’ai pas fini) je vais me référer au dire des scientifiques d’aujourd’hui, mais aussi ceux d’il y a un siècle. Aujourd’hui, je suis moins ignorant qu’hier, mais beaucoup plus que demain, mais comme pour toute chose, j’ai beaucoup de temps pour avancer. Le temps ne presse pas et il n’y a que notre imagination qui limite nos capacités !

Récemment, entre autres bouquins qui traitent de sujets aussi variés que la politique monétaire, la philosophie, l’histoire, le cosmos, les colloïdes et l’électromagnétisme, j’ai découvert le livre « Champs électromagnétique environnement et santé » écrit sous la direction de Anne Perrin et Martine Souques, et ce qui suit vient de ce livre. L’extrait vient d’un paragraphe et concerne « Interactions avec la matière« .

Je cite,

Les impulsions électriques conduisent au déplacement de charges dans les tissus biologiques (sauf pour les impulsions ultracourtes, d’une durée inférieure à 10 nanosecondes (ns), qui commencent à être utilisées dans quelques laboratoires). En effet, tous nos fluides biologiques sont conducteurs, y compris l’intérieur des cellules, constitués par des milieux aqueux avec une concentration saline stable et bien définie.

Néanmoins les tissus biologiques ont aussi un comportement capacitif car les membranes des cellules (qui isolent le contenu intérieur de la cellule de l’environnement extérieur) sont des isolants électriques.

Fin de citation

Tiens, tiens, c’est intéressant ce paragraphe cité ci-dessus, au moins, mon collègue Placebo (qui par ailleurs a démarré son propre blog ici même) ne me dira pas que je lis que des grimoires ! Toujours est-il que selon les spécialistes (et je ne vais pas m’arrêter qu’à ceux-là, bien évidemment) les cellules ont deux propriétés au moins, une propriété électrique et une autre diélectrique (ou isolant, si vous voulez).

Je cite,

Tous les effets biologiques des impulsions électriques découlent de ce déplacement de charges. En premier lieu, le déplacement des ions conduit à l’établissement d’un courant et donc à l’échauffement du tissu biologique lié à ce courant, à cause du classique effet Joule. Ensuite, les molécules biologiques chargées vont pouvoir être transportées par ce courant, ce qui est appelé « électrophorèse ». Cela peut conduire à la ségrégation d’espèces moléculaires à la surface de la cellule, et donc à sa polarisation, les espèces chargées positivement se déplaçant vers la cathode et celles chargées négativement vers l’anode.

Néanmoins le déplacement libre des charges se heurte à la membrane des cellules : sous un champ électrique, des charges électriques de signe opposé vont s’accumuler de part et d’autre de la membrane, conduisant à l’établissement d’une différence de potentiel transmembranaire* dite « induite ».

Finalement, il faut aussi noter que les effets délétères n’incluent pas uniquement l’échauffement éventuellement excessif des tissus par effet Joule. Effectivement, dans le cas de l’application des impulsions électriques par des électrodes en contact direct avec les tissus, il peut y avoir des effets électrochimiques , eux aussi délétères. Ces effets incluent le relargage des ions des métaux constituant les électrodes, ainsi que l’accumulation de charges se traduisant par des changements drastiques de pH, lesquels vont provoquer la nécrose des tissus autour des électrodes.

Fin de citation

Comme le monde est petit !


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Ce contenu a été publié dans Electromagnétisme. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.