EM : Rayons cosmiques (V)

je poursuis la série sur les rayons cosmiques, je rapporte ci-dessous une partie du document dont le premier volet de cette série est tiré. Il s’agit toujours de mettre en exergue les rayons cosmiques et leur influence sur le vivant.

Pompes Supernova

L’environnement entre les étoiles est loin d’être un endroit paisible auquel on pourrait s’attendre. Les faibles densités de matière permet aux forces électriques et magnétiques d’opérer sur de grandes distances et des délais qui ne conviendraient pas dans un environnement à forte densité telle que sur Terre.

L’espace galactique est par conséquent rempli d’une énergie et d’un plasma turbulent de gaz partiellement ionisé dans un état d’activités extrême. Le mouvement est souvent difficile à observer sur l’échelle de temps humaine, car les distances sont tellement astronomiques, néanmoins, ces mêmes distances permettent même à des forces très faibles d’avoir des actions impressionnantes.

Une particule peut fuser grâce à un accélérateur terrestre en quelques microsecondes, comme elle pourrait passer des années, voire des millénaires dans l’accélérateur cosmique. (L’échelle de temps est encore complexe à appréhender, due à cet étrange concept de la relativité, déformé dans ce cadre d’énergie ultra-haute que peuplent les rayons cosmiques. Si nous pouvions observer une telle particule pendant 10.000 ans, cette période correspondrait à elle seule à une seule seconde dans la mesure du temps où la particule serait concernée).

Les astronomes ont longtemps spéculé que l’essentiel des rayons cosmiques galactiques avec des énergies en dessous de 1016 eV proviennent des supernovæ. Une des raisons de cette théorie est que la puissance nécessaire pour maintenir les rayons cosmiques observés dans notre galaxie, la Voie Lactée, n’est que légèrement inférieure à l’énergie cinétique moyenne délivrée par les trois explosions de supernova qui se produisent chaque siècle.

Il y a peu d’autres sources d’énergie dissipée dans notre galaxie, le cas échéant, quand une étoile massive s’effondre, les parties externes de l’étoile se dispersent à des vitesses allant jusqu’à 10000 km (6.000 miles) par seconde, voire plus. Une quantité similaire d’énergie est libérée quand une étoile naine blanche subit une désintégration complète dans une détonation thermonucléaire. Dans les deux types d’explosion de supernovæ, de la matière est propulsée atteignant des vitesses supersoniques, apportant une forte secousse dans le milieu environnant.

Ces explosions sont à la source de projectiles de matière qui forment les rayons cosmiques et traversent l’espace interstellaire. Parce que ces rayons cosmiques sont chargés, ils suivent des chemins compliqués à travers les champs magnétiques interstellaires. En conséquence, leurs directions que l’on peut observer depuis la Terre ne donnent hélas pas de renseignements sur leur origine.

=> EM : Rayons cosmiques (VI)


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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