AC : Questions posées par un nouvel abonné sur la fabrication de l’argent ionique (fin)

Je vais répondre au reste des questions que j’ai reçu dans le courrier de départ, voir le premier article de cette série.

Au départ, quand j’ai commencé, j’utilisais quatre piles de neuf volt sans résistance, or ce que je constatais était que la tension de 36 volts diminuait avec l’augmentation de la conductivité de l’eau, normal, puisqu’au départ, celle-ci est faible, mais avec le temps, l’augmentation du nombre d’ions Ag+ permet au débit du courant d’augmenter. c’est pour cela que j’obtenais une baisse de tension. Depuis le mois de janvier de cette année, j’ai abandonné cette technique et je suis passé à une tension stable (délivrée par une alimentation 220Volt-In 36Volt-Out), ce qui répond à l’autre question que vous aviez, aujourd’hui, je n’utilise pas de résistance non plus, mais ma tension reste stable à 36 Volt.

 Pour ce qui est de mesurer l’évolution du courant pendant l’électrolyse, je n’ai pas encore fait, d’une part parce que mon multimètre pour mesurer l’ampérage est pété, d’autre part, je n’ai pas pris le temps d’acheter un galvanomètre (analogique) et de le monter en série pour mesurer le débit du courant. Par contre, dans la littérature et notamment le livre que je me suis procuré (voir l’article De nouveau, pourquoi il vaut mieux se contenter d’une concentration de 5 ppm avec la méthode LVDC ? pour le titre), il est mentionné que la méthode LVDC (qui nous concerne ici) s’applique à des tensions entre 27 à 36 Volt et un courant entre 5mA à 3A en continu. D’autres suggèrent qu’il faille maintenir le courant en-dessous de 2 mA afin d’obtenir des particules très fines, or, je n’ai pas trouvé d’explications à ce jour, mais je cherche, de plus, cela ne nous concerne pas vraiment, car avec la méthode LVDC, nous fabriquons principalement des ions d’argent (Ag+) et le peu de particules que l’on fabrique comparativement aux ions dans la plage de ppm pratiquée, c’est-à-dire entre 5ppm et 10ppm, restent relativement de petites tailles, d’autant plus qu’avec la méthode LVDC, nous ne pouvons descendre en-dessous de la taille microscopique, quoique l’on fasse. Autrement, si nous sommes intéressés par des particules nanométriques, alors il faut s’attaquer à la méthode HVAC et ceci est un autre sujet.

Brider le courant à un seuil maximum de 2 ou 3 mA serait envisageable, mais je ne suis pas vraiment convaincu que cela va changer énormément quand il s’agit de la méthode LVDC. Par contre, brider la concentration obtenue à en-dessous de 10 ppm avec une transparence dans la couleur de la solution, cette approche est meilleure, du moins c’est ce que j’ai compris suite à mes lectures.

Pour ce qui est  de votre idée que vous m’avez soumise lors d’un échange de courrier, que je reporte ci-dessous :

« Mon idée est qu’il s’agirait de déterminer les débits de courant en mA de façon à cerner un débit maximal susceptible d’empêcher afin de brider par une résistance ou un potentiomètre ce débit de manière à empêcher l’arrachage de particules trop grosses. »

Je répondrai, d’une part que l’on arrache pas de grosses particules ni même de petites, mais « des ions d’argent », les particules se forment au niveau de l’anode lorsqu’une petite partie des ions d’argent (Ag+) reprennent un électron à l’anode pour redevenir des particules, c’est d’ailleurs pour cela que l’anode se noircit. Donc, limiter le courant permet de limiter le courant dans l’eau et par conséquent, la conductivité de l’eau, si on limite la conductivité de l’eau, cela veut dire qu’on évite l’emballement et donc que des particules s’associent avec d’autres pour former de grosses particules, donc la couleur de la solution qui vire au jaune, signe de grosses particules.

Si je dois mesurer la conductivité de l’eau sans passer par l’appareil de chez HANNA, alors j’appliquerai U=RI et j’aurai une bonne approximation, mais ce n’est que mon point de vue, qui peut être faux, rappelez-vous, je ne suis ni électronicien ni chimiste !

J’espère cependant que j’ai apporté un peu de lumière à votre lanterne 🙂

Cordialement,


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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