AC : L’histoire de la toxicité de l’argent

Toujours un extrait traduit du document issu du groupe de travail « Project On Emerging Nanotechnologies », ci-dessous, je vous présente une historique sur la toxicité de l’argent métal.

Je cite :

L’une des incertitudes importantes sur les nanotechnologies à base d’argent est la contradiction entre la longue histoire d’utilisation de l’argent par l’homme et de sa classification comme un produit persistant, polluant et toxique.

l’argent métal (Ag) est un élément chimique avec une masse atomique de 47. Il est rare (67e rang des éléments que l’on trouve en abondance) et donc un précieux métal qui a longtemps été traité en tant que monnaie et porté comme un bijou.

L’argent a été longtemps associée avec l’alimentation. Il est utilisé dans la coutellerie de haute qualité («argenterie») et a été utilisé dans des cuves de stockage pour l’eau et le vin par des civilisations aussi vieilles que les Phéniciens  (le plomb a également été utilisé de cette façon par les Romains). Beaucoup de ces utilisations sont considérés pour ses pouvoirs afin de prévenir des denrées alimentaires avariées.

 La longue histoire de l’homme avec l’argent ne présente pas d’effets secondaires négatifs évidents sur la santé de ce dernier,  un argument parfois utilisé pour justifier le « probable » taux faible de toxicité sur l’environnement causé par l’emploi des  nanotechnologies à base d’argent.

 L’utilisation d’argent dans la médecine a également une longue histoire. Vers 1884, l’Allemand obstétricien C. S. F. Crédé a présenté une solution à 1% de nitrate d’argent pour prévenir les infections de l’œil chez les nouveau-nés de mères ayant eu une gonorrhée (Eisler, 1996).

L’utilisation de gouttes de nitrate d’argent dans les yeux est encore une obligation légale pour les nouveau-nés dans certaines juridictions (Chent Schleusner, 2007). Les composés d’argent ont été largement utilisés pour prévenir l’infection des plaies pendant la grande guerre, et l’argent a été utilisé dans les caustiques, germicides, antiseptiques et astringents, sans doute comme désinfectant.

Avec l’avènement des antibiotiques spécifiques comme la pénicilline et la céphalosporine, l’utilisation médicinale de l’argent a diminué. Un mélange de drogues et d’argent sulfamides (par exemple, la crème de sulfadiazine d’argent) demeure cependant comme un traitement antibactérien pour de graves brûlures ou blessures.

Une analyse historique superficielle de l’argent le montre comme un désinfectant bénin, mais, un examen attentif permet de voir la complexité liée à son utilisation croissante en médecine. Hollinger (1996) prédisait «qu’ainsi qu’augmente l’utilisation intentionnelle d’argent dans des préparations pharmaceutiques , une augmentation subtile des effets toxiques de l’argent peut être prévisible et attendue ». Il a cité, « qu’un possible retard dans la cicatrisation des plaies, l’absorption systématique dans la circulation sanguine et la toxicité pour les cellules localisées nécessitent une investigation détaillée ».

Les épisodes de toxicité pour l’environnement résultant de la pollution de l’argent sont rares (Rodgers et al. 1997), mais un examen plus attentif montre des signes potentiels de toxicité au niveau écologique.  L’argent ionique est l’un des métaux les plus toxiques connu pour les organismes aquatiques dans les tests de laboratoire (par exemple, Eisler, 1996).

 L’argent est persistant et s’accumule à des concentrations élevées dans l’eau, les sédiments, sols et organismes ou déchets humains rejetés dans l’environnement. Des exemples bien documentés existent où la contamination de l’eau et des boues par l’argent correspond fortement avec les dommages écologiques pour l’environnement (Hornberger et al, 2000;. Brown et al, 2003.).

Fin de citation


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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