AC : Que dit "Project On Emerging Nanotechnologies" au sujet de la toxicité des nanoparticules d’argent?

Je vais écrire une série d’articles sur la toxicité des nanoparticules d’argent issus de ce document http://www.nanotechproject.org/process/assets/files/7036/nano_pen_15_final.pdf. Ce document a été publié le 15 septembre 2008 par le site ci-contre http://www.pewtrusts.org/ dont l’objectif est d’informer le public sur les différents sujets. En somme, c’est une organisation à but non lucratif, d’après ce qu’ils disent et ce que j’ai compris.

Avant de commencer avec le contenu de cet article, un mot sur les organisations qui cherchent à informer le public. C’est très difficile de savoir qui est derrière une organisation, prenons l’exemple de l’OMS, c’est un organisme mondial pour la santé et nous connaissons comment les pouvoirs privés l’ont noyauté. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’organismes qui ne protègent pas le public, mais il faut toujours vérifier même dans ces cas là, l’influence de l’argent et s’il existe des pressions privées.

Un dernier exemple avant de clore avec ce sujet. Au parlement français, il est anticonstitutionnel d’avoir des lobbies, cela ne veut pas dire que les députés ne sont pas sollicités par le privé. Par contre, au niveau Européen, il est tout à fait accepter qu’il y ait des lobbies qui tournent autour du parlement et si ma mémoire est bonne, ils sont au nombre de 300 ou 3 mille, c’est un fait. Autrement dit, Monsanto peut promouvoir ouvertement ses OGM(s) auprès des députés européens, d’ailleurs, c’est ainsi que des journalistes anglais du journal « THE SUN » ont réussi à piéger un certain nombre dont un roumain, un autrichien.

Donc, mieux vaut vérifier ses sources, glaner des informations et analyser par soi-même, nous sommes tous capables d’évaluer avec notre conscience si du moins,on ne l’étouffe pas, il nous faut faire confiance à notre bon sens de nouveau ! A chacun de juger la teneur de ces informations selon son expérience et ressenti.

Cette publication a été faite par un certain  Samuel N. Luoma, dont le site ci-contre http://wwwrcamnl.wr.usgs.gov/tracel/people/sam.html donne quelques références en anglais. A priori, c’est un spécialiste dans le domaine de la contamination de l’environnement et en particulier les eaux. Je ne sais pas si ce brillant homme est sous une pression quelconque !

  1. L’argent métal est lui-même classé comme un danger pour l’environnement, car il est toxique, persistant et « bioaccumulable », du moins dans certaines circonstances. En dehors du fait qu’il y a de plus en plus de libération d’argent dans l’environnement, la toxicité, l’accumulation dans la biosphère et la persistance de matériaux à base de nanoparticules d’argent commencent tout juste à être connues. Mais on en sait assez pour être certain que les risques doivent être étudiés.
  2. Près d’un tiers des produits à base de nanoparticules d’argent mis sur ​​le marché en septembre 2007 aurait ​​le potentiel de disperser des nanoparticules d’argent ou d’argent dans l’environnement. La teneur en argent de ces matériaux semble varier largement.  Les rapports sur la forme de l’argent dans ces produits sont généralement incohérents et ne suivent pas les normes scientifiques.  Des directives sur les concentrations (d’argent dans le produit) et donc une réduction de la toxicité devrait offrir des possibilités de règlementation.
  3. La masse d’argent dispersée dans l’environnement par de nouveaux produits pourrait être considérable si l’utilisation d’un de ces produits ou la combinaison de plusieurs se généralise. La photographie argentique a établi un précédent pour la manière dont une technologie à base d’argent qui a été utilisée par des millions de personnes pouvait constituer un risque pour l’environnement. Des études ont été menées (note personnelle, reste à trouver ces études pour analyser) pour montrer les effets écologiques néfastes dus à l’activité photographique, lorsque l’utilisation de la photographie argentique a causé la contamination d’organismes dans l’eau suite aux déchets d’argent libérés.
  4. En fin de compte, l’évaluation des risques être nécessaire au moins pour certains produits utilisant de l’argent sous forme nanométriques. Ces évaluations de risques devront porter sur la masse d’argent relâchée dans l’environnement. Ces informations ne sont pas actuellement disponibles. Ni les gouvernements, ni même les produits commercialisés permettent de donner des informations fiables afin d’estimer le rejet de la masse d’argent dans l’environnement suite à l’utilisation de produits à base de nanoparticules d’argent. Mais le potentiel des rejets peut être équivalent ou supérieur à ceux déjà connus suite à l’utilisation de l’a photographie argentique.
  5. A l’heure actuelle, il n’y a pas d’exemples d’effets indésirables des technologies à base de nanoparticules d’argent sur l’environnement. Mais la surveillance de l’environnement est une condition essentielle pour une stratégie de gestion des risques, parce que les nanoproduits à base d’argent prolifèrent rapidement à travers le marché des consommateurs. Peu de méthodes existent pour la surveillance (en continu) des nanomatériaux, y compris les nanoparticules d’argent dans l’environnement. La surveillance de l’argent métal dans l’eau, les sédiments ou des bio-indicateurs pourraient être une approche viable et provisoire jusqu’à ce que des méthodes spécifiques pour les nanomatériaux soient développées.

=> AC : Que dit « Project On Emerging Nanotechnologies » au sujet de la toxicité des nanoparticules d’argent? (II)


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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