AC : Effets néfastes de l’argent sur l’Homme (Université de Toulouse)

Je reprends dans cet article et le suivant la thèse de Madame SAULOU, elle fait un peu ce que je cherche à faire depuis maintenant quelques temps, référencer les travaux des autres scientifiques et reporter de façon synthétique, ce que l’on sait déjà. Mais puisque, cette thèse a fait l’objet d’une soutenance, je suis sûr que certaines personnes seront rassurées.

Je cite :

La plupart des études démontrent que l’argent ionique n’induit pas de conséquences négatives pour l’être humain, aux concentrations requises pour obtenir une activité antimicrobienne (Lansdown, 2002 a ; Gibbins et Werner, 2005 ; Rai et al., 2009).

Toutefois, lorsque l’argent ionique est appliqué sur une lésion corporelle sous forme de crème ou de pansements, il se lie à la sueur, au sébum et aux protéines présentes. Il peut ensuite passer dans la circulation sanguine, ce qui se traduit par une augmentation de la concentration en argent dans le sérum. Selon certains auteurs, il est alors excrété dans les urines et les fèces en 2 à 5 jours, alors que d’autres chercheurs ont montré une bio-accumulation de granules métalliques dans différents organes : le foie, les reins, l’intestin, les glandes surrénales et, dans de rares cas, la moelle épinière (pour revue : Lansdown, 2002 b ; Drake et Hazelwood, 2005).

L’impact de l’argent ionique est également évalué sur des lignées cellulaires de mammifères. Selon Lansdown (2002 b), les résultats sont contradictoires, car certaines études concluent que les ions Ag+ ne sont pas cytotoxiques aux concentrations antimicrobiennes, alors que d’autres travaux démontrent un effet toxique sur des kératinocytes, des fibroblastes (Poon et Burd, 2004) et des cellules immunitaires.

L’une des conséquences négatives de l’argent ionique pour l’Homme est l’argyrie (ou argyrose, du grec « argyros » qui signifie argent), qui correspond à la coloration bleu-gris de la peau (ex : visage, bras, mains, base des follicules des cheveux, ongles), des yeux et des muqueuses (lèvres, gencives). Elle est permanente et peut être localisée ou étendue à plusieurs parties du corps (Drake et Hazelwood, 2005 ; Silver et al., 2006).

Ce phénomène est dû au dépôt et à l’accumulation dans les couches de l’épiderme de granules d’argent métallique ou de précipités de sulfate d’argent, qui noircissent par photo-réduction à la lumière. L’argyrie peut être causée par l’administration d’une quantité excessive de produits contenant de l’argent ionique ou colloïdal par voie orale ou parentérale, par ingestion volontaire (compléments alimentaires, comprimés antitabac, personnes souffrant de troubles psychiatriques) ou par l’utilisation d’aiguilles d’acuponcture en argent (Lansdown, 2002 b ; Silver et al., 2006 ; Rai et al., 2009).

La quantité d’argent incriminée n’est pas connue avec précision, mais elle est estimée à 1 g en une fois ou 8 g sur plusieurs années (rapport de l’« Environmental Protection Agency – USA », 1991 révisé en 2003 : Silver, CASRN 7440-22-4). Cette complication est très rare et aucun cas n’a été répertorié avec la nouvelle génération de pansements contenant des nanoparticules d’argent au lieu des sels (Lansdown, 2002 b).

En outre, l’argyrie constitue un problème esthétique, mais ne provoque pas de maladies ni le décès du patient (Silver et al., 2006). Selon le rapport de l’EPA, la dose orale de référence de l’argent (ionique), qui correspond à une estimation de l’exposition limite quotidienne tout au long de la vie n’induisant pas d’effet nocif, est égale à 5 ± 3 µg/kg corporel/jour. Certaines personnes, notamment celles travaillant en contact direct avec le métal, peuvent présenter une hypersensibilité ou une allergie à l’argent, comme c’est le cas avec de nombreux autres composés chimiques.

Je rappelle qu’une concentration d’argent ionique ou colloïdal de 10 ppm équivaut à 10 mg/litre. Une estimation rapide en supposant qu’il n’y a aucune élimination par les voies naturelles (ce qui reste très pessimiste) donnerait à raison de 10 litres par an, 10 * 10 mg/litre = 100 mg/litre en un an et en 10 ans 1000 mg/litre et en 80 ans 8000 mg/litre. Ce qui équivaut les 8 g (autorisés) en plusieurs années sans aucune élimination possible.

Pour rappel, dans l’article « Bilan mi-hivernal », j’avais noté qu’en quatre mois, j’avais pris 20 litres (8 ppm) et sur une année, certainement le double, car après les effets de détoxications, j’avais réduit le dosage. Et donc, rien que sur la première année, en arrondissant les 8 ppm à 10 ppm, j’ai du prendre 400 mg/litre, par conséquent, si avec toujours l’hypothèse qu’il n’y a aucune élimination en gardant le même rythme, je devrai connaître un décoloration de la peau dans à peu près dans 76 ans (à raison de 10 mg/litre à 10 ppm), à moins de vivre 120 ans, je ne verrai pas la décoloration de la peau, sauf si j’abuse sur la concentration ou alors que les seuils ci-dessus soient faux.

A suivre …

Fin de citation.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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