AC : Durée de l’activité antimicrobienne des nanoparticules d’argent (Université de Toulouse)

Dans la thèse de Madame Saulau, il y a une multitude d’informations que nous avons à examiner. ces informations nous permettent de mieux apprécier l’activité des nanoparticules d’argent et notamment leur durée de réactions avec les corps pathogènes. Enfin, en conclusion de cette étude, il est rapporté que les nanoparticules d’argent sous forme ioniques et particulaires sont tout aussi efficace.

Je cite :

Les nanoparticules d’argent métallique représentent un « réservoir » d’ions Ag+, permettant de conserver une activité antimicrobienne pendant un laps de temps plus long que dans le cas d’une inclusion sous forme de sels (Sardella et al., 2006)*.

Selon Gibbins et Werner (2005), l’argent ionique est actif pour une courte période, de l’ordre de quelques jours, alors que les nanoparticules d’argent peuvent libérer des ions jusqu’à 100-200 jours en fonction de leur quantité et de la nature de la matrice.

Les ions Ag+ sont progressivement libérés par oxydation de la surface des particules métalliques lors de l’exposition à l’air ou à un milieu humide, puis dissolution de l’oxyde d’argent dans le milieu environnant (phénomène de « leaching »).

En raison de leur aire spécifique élevée, le potentiel de relargage d’ions Ag+ par les nanoparticules est important (Morones et al., 2005 ;Egger et al., 2009). Par conséquent, les nanoparticules d’argent sont plus réactives que l’argent massif (Pal et al., 2007).

Le relargage d’ions Ag+ contribue donc à l’activité antimicrobienne des nanoparticules d’argent et les mécanismes d’action décrits précédemment (Chapitre IV, partie IIB-1)** expliquent en partie leurs propriétés biocides (Lansdown, 2002 a).

Les nanoparticules d’argent peuvent toutefois présenter une efficacité antimicrobienne propre, en
raison de leur taille et de leur forme. Elles peuvent interagir avec la paroi du microorganisme, puis
pénétrer dans la cellule en « évitant » les mécanismes de défense appliqués aux particules de taille plus importante, pour ensuite interférer avec les constituants cellulaires (ADN, protéines, enzymes).

En conclusion, les nanoparticules d’argent présentent une activité biocide à large spectre, due au relargage progressif et contrôlé d’ions Ag+, mais aussi une efficacité propre par interaction directe avec les cellules.

Fin de citation

* Merci de vous reporter au document original pour les références

** Le contenu de ces chapitres a été rapporté dans les articles qui sont la série de ceux de l’université de Toulouse.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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