EM : Quelques notions de base et de grandeurs électriques suite

Dans l’article précédent j’ai abordé quelques notions élémentaires qui nous permettent de nous recentrer (je l’espère) sur ce qui est à la base de la matière. J’avais prévu de faire un tour sur les notions de base et de grandeurs électriques en deux articles, mais je pense que cela prendra plus que deux articles.

Lorsque je me concentre de nouveau sur ce qui nous entoure, je suis toujours émerveillé, je crois que notre quotidien nous vole la beauté et la réalité qui nous entourent, par exemple, nous ne regardons pas assez le ciel, les étoiles et donc, nous nous déconnectons si souvent de l’univers dans lequel nous sommes baignés. Lorsque l’on lève la tête et que l’on regarde le ciel étoilé, c’est la magie de l’univers que l’on voit et instantanément, notre esprit s’élève vers la méditation et des cris de woua !!!

Et bien c’est exactement la même chose lorsqu’on réfléchit sur la matière qui constitue notre univers, chacun a son niveau peut philosopher autour de ces notions, notre esprit donne libre cours à pleins d’interprétations possibles de l’univers et du monde qui nous entoure. D’ailleurs, les anciens ont interprété l’univers avec leur intuition et leur esprit  sans avoir la science telle que l’homme moderne la connait ou l’a modélisée.

Mais sommes nous vraiment différents, nous avons des outils mathématiques, scientifiques pour modéliser et prévoir les phénomènes physiques sans toujours être capable de les expliquer, mais sommes nous capable aujourd’hui de donner une explication scientifique et absolue de l’univers et de l’infini ou de l’au delà ?

Certains groupes de personnes diront que c’est Allah qui est à l’origine de la vie, d’autres le Bouddha, d’autres encore Jéhovah ou le Christ, voire le « Big Bang » ou je ne sais autres, or sommes nous plus avancés avec la connaissance scientifique ? Cela ne veut pas dire que les progrès sont à jeter aux orties, mais cela nous montre notre manque de connaissance face à tout ce que recèle l’univers, que l’être humain est incapable (pour le moment) d’interpréter sans extrapolation et postulats.

Ce qui va suivre est tiré du livre « L’Universion » de Georges Lakhovsky.

Revenons maintenant à nos notions de base, nous savons que dans un conducteur, les porteurs de charges sont des électrons.

Sachez qu’un courant de 1 Ampère (qui est énorme) en véhicule 6 milliards de milliards par seconde, autrement dit , qu’il en passe 2 milliards de milliards par seconde dans le filament de la lampe électrique qui éclaire notre table de travail.

Le diamètre de cette petite bille (immatérielle) que l’on nomme électron est un peu moins de 2 millionièmes de millimètre. Si une goutte d’eau était grossie à la grandeur de la terre : ses atomes seraient de la dimension des ballons de football.

Imaginez que l’édifice atomique soit comparable à une cathédrale : les électrons n’y tiendraient pas plus de place que des mouches volant sous la nef.

Une barre de fer n’aurait, en dépit de son grain serré, qu’une structure discontinue et spongieuse. Ces belles faces polies, limitées par des arêtes vives, ne seraient qu’un trompe-l’œil, cachant à notre imagination une écumoire aux trous énormes.

La différence qui existe entre une éponge matérielle et une éponge atomique se situe au niveau des forces. Un corps matériel ajouré perd de sa solidité : il devient mou, cassant, fragile, parce que sa rigidité n’est faite que de l’entassement des molécules (ou agrégats d’atomes) les unes sur les autres.

A l’intérieur d’une molécule ou de particule (agrégats d’atomes), les forces mécaniques n’existent plus : elles sont remplacées par des actions électriques, magnétiques, électromagnétiques, qui s’exercent entre les systèmes de corpuscules.

Là où la matrice nous présente la masse, la densité, la rigidité, la dureté, l’atome ne nous présente plus que forces électriques et magnétiques, attractions et répulsions infiniment plus parfaites, plus rigides et plus élastiques que les propriétés matérielles.

Ci-dessous, je donne un comparatif de la force mécanique et de la force électrique pour étayer les dires de Georges Lakhovsky.

Comparons la force gravitationnelle (qui est une force d’attraction, à laquelle nous sommes soumis) et la force électrique (qui peut être attractive ou répulsive), pour des raisons de clarté, je me concentre que sur les intensités des forces, l’objectif étant juste de faire un comparatif entre les deux forces.

Prenons deux protons que l’on appelle P1 et P2.

Protons

Protons

On sait que la charge du proton est approximativement égale à celle de l’électron, c’est-à-dire :

Charge électronCoulomb

La masse du proton est égale approximativement à :

Masse proton Kg

Donc, désignons la charge du proton par q et la masse par m.

Charges

Charge et masse du proton

La force gravitationnelle est donnée par la formule ci-dessous, cette formule veut dire que La force d’attraction entre deux corps massifs (pleins) est proportionnelle au produit de leur masse et inversement proportionnelle au carré de la distance qui sépare leurs centres de masse respectifs*.

Force gravitationnelle

Force gravitationnelle

et la force électrique par la formule ci-dessous, elle exprime que l’intensité de la force électrostatique entre deux charges électriques est proportionnelle au produit des deux charges et est inversement proportionnelle au carré de la distance entre les deux charges*.

Force électrique

Force électrique

G étant la constante gravitationnelle, elle vaut approximativement :

G

G

K étant la constante de Coulomb, elle vaut à peu près :

K

K

Si on remplace les données ci-dessus dans les deux formules, on obtient :

Résultats

Résultats

Si ensuite on les compare, on obtient que la force électrique ou électrostatique est à peu près :

Ratio Force électrique, force gravitationnelle

fois plus puissante que la force gravitationnelle.

C’est-à-dire 1000000000000000000000000000000000000 fois plus puissante que la force gravitationnelle.

Bien évidemment, cela suppose que les deux charges sont électriquement chargées sinon, cette comparaison n’a aucun lieu d’être. Par exemple, si je faisais ces calculs pour deux particules de neutrons (qui sont neutres électriquement) cela ne sera pas représentatif.

A suivre …

* Définitions tirées de Wikipédia


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Ce contenu a été publié dans Electricité, Electromagnétisme, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.