EM : Vitalistes versus mécanistes et chimistes (quatorzième partie)

Malgré le fait que les chercheurs médicaux étaient arrivés à la conclusion que ni l’électricité ni le magnétisme pouvait jouer un rôle chez les êtres vivants. Pendant ce temps, les physiciens et les ingénieurs n’ont pas chômé. Dans les années 1920, ils ont cru avoir tout appris concernant ces deux forces.

Nous autres citoyens apprécions déjà le luxe de la lumière électrique, grâce à Thomas Edison  [Note personnelle : Nicolas Tesla a été un gros contributeur dans le domaine électromagnétique], tout en écoutant la radio. Nous étions en mesure de produire, transporter et utiliser ces forces, et nous avons cerné leurs caractéristiques. Un nouveau monde, fondé sur la science et la technologie, se présentait devant nous.

A cette époque, il semblait fermement établi que la seule façon qu’un courant électrique administrée à l’organisme pouvant avoir un effet, était si sa force était suffisamment élevée pour produire des chocs ou des brûlures. Une force électrique en dessous de ce niveau ne pouvait tout simplement pas avoir d’effets.

Les effets d’exposition à un champ électromagnétique était encore moins possible biologiquement. Si le champ était constant (courant continu ou invariable dans le temps) comme le champ produit par un aimant permanent, il pourrait exercer une force de déplacement uniquement sur des structures ou des particules dans le corps qui seraient magnétiques. En l’absence d’un tel matériau magnétique dans le corps, il pouvait y avoir aucun effet sur le corps à partir d’un champ magnétique constant.

En outre, la variation dans le temps (pulsation, ou courant alternatif) des champs magnétiques pourraient théoriquement induire des courants électriques dans les solutions contenues dans l’organisme, ces courants seraient beaucoup plus petits en intensité pour produire un choc ou de la chaleur.

Donc, encore une fois, il ne pouvait pas y avoir d’effets. En ce qui concerne les organismes vivants produisant des champs magnétiques externes, comme Mesmer postula, la question était trop ridicule à envisager.

Les physiciens, biologistes et médecins étaient absolument certains que la force de la vie n’existait tout simplement pas, et que tous les êtres vivants sont tout simplement des machines chimiques. Ils savaient que la vie était simplement le résultat d’un hasard, d’un événement aléatoire composé de produits chimiques, et que cela se produirait de la même façon chaque fois que les circonstances se présentaient.

Ils savaient que pour chaque maladie il y avait une seule cause et un traitement unique, et que le seul traitement valable était soit chirurgicale ou chimique.

Enfin, ils savaient que l’organisme vivant est tout simplement une collection de structures, dont les mécanismes étaient chimiques et s’intégraient autour du système nerveux central, sans aucune participation des forces de l’électricité, ni de magnétisme.

La vie avait été réduite à un mécanisme chimique. Le second tournant avait été mal négocié. Comme nous le verrons, la nouvelle révolution scientifique a montré que l’ensemble du corps est plus que la somme de ses parties, que la capacité des organismes vivants à se guérir est bien plus grande que les mécanistes pensaient, et que l’électricité et le magnétisme sont à la base même de la vie.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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