EM : Paul Ehrlich, vitalistes versus mécanistes et chimistes (treizième partie)

L’être humain, qu’il est fascinant et à la fois stupide, il peut être aux antipodes de la génie comme de la médiocrité et de la stupidité. Peut-être, il est tellement complexe qu’il ne cesse de chercher à simplifier, ou alors certainement par nécessité, voire par obligation.

Est-ce cette peur de l’inconnu ou alors de l’ignorance qu’il le pousse sans cesse à vouloir des formules toutes faites? Ou alors, est-ce le plan diabolique de certains à vouloir asservir la masse comme aux temps de l’URSS, des empires, des rois, de l’inquisition etc.

Quelque soit le domaine, il lui faut des formules afin de cataloguer ses semblables et son environnement, il lui faut une religion par exemple, des lois, des théories aussi fumeuses que le complexe d’œdipe qu’il voudra généraliser à tous et à toutes, aux comportements de la crise d’adolescence, voire la crise de la quarantaine et j’en passe, il lui faut des repères et tout être humain doit rentrer dans ces cases, sinon il y a anormalité.

Il n’y a qu’à voir la société ou cette génération nouvelle d’hommes et de femmes que l’on fabrique et qu’on nomme mondialisés, harmonisés, uniformisés, peut-être même standardisés, qui sortent des mêmes universités ou écoles, qui bossent dans les mêmes entreprises avec des méthodes identiques (5S) et qui lisent les mêmes journaux 20 minutes, Métro, Direct Soir et j’en passe. Qui ressassent avec fierté les mêmes informations relayées par les mêmes médias etc.

Il ne faudrait pas d’exception et surtout pas française, ni même de pensées, une seule formule pour tous et pour toute. N’est ce pas là le début de la misère et de l’avilissement? Ci-dessous, le résultat de ce rouleau compresseur de la pensée unique dans la médecine.

Je cite :

Au tournant du siècle, l’idée que la médecine doit être fondée entièrement sur la science est devenue populaire. En conséquence, la médecine scientifique basée sur le modèle de mécanistes et chimistes a été fermement établi. Une preuve concluante de l’efficacité est venu en 1909, lorsque Paul Ehrlich découvre que la guérison de la syphilis était dans un composé spécifique d’arsenic.

Ehrlich l’appela une « balle magique », un produit chimique spécialement conçu pour rechercher et détruire la bactérie qui a été à l’origine de la maladie. Il a en outre postulé que pour le reste du XXe siècle, la médecine serait caractérisée par la découverte de «balles magiques» semblables pour toutes les maladies connues.

Comme postulé par Ehrlich, ce concept a dominé la médecine moderne. L’allure de la cure simpliste et infaillible est aussi forte aujourd’hui qu’elle l’était dans le temps de Galien.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker

=> EM : Vitalistes versus mécanistes et chimistes (quatorzième partie)


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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