EM : Luigi Galvani, vitalistes versus mécanistes et chimistes (neuvième partie)

Vous avez je pense, compris l’objectif de cette petite histoire de la médecine autour des découvertes faites dans le domaine de l’énergie en général et en liaison avec la médecine. Dr. O. Becker. essaie de montrer qu’au fil de l’histoire, plusieurs scientifiques ont démontré que le corps humain n’est pas uniquement chimique mais énergétique, d’ailleurs, Luigi Galvani en est un autre qui a prouvé simplement l’aspect énergétique du corps des êtres vivants.

Vers la fin des années 1700 un autre médecin remarquable, Luigi Galvani, entra dans cette controverse. Alors qu’il était un médecin profondément humaniste dans la tradition hippocratique, Galvani pris dans la ferveur de l’expérimentation scientifique de l’époque, créa son propre laboratoire, avec des instruments modernes pour produire des étincelles d’électricité statique par frottement.

Il était à la recherche de preuves de la nature électrique de la force de vie, et croyait l’avoir trouvée quand il observa la contraction de muscles, lorsque ceux ci étaient reliés à la moelle épinière avec des fils métalliques. Galvani appela cela l’«électricité animale», et postula que cette électricité est produite par le corps vivant lui-même. Pour une raison quelconque, il écarta le fait que cet effet pourrait être produit uniquement lorsque les deux fils composés de métaux différents étaient utilisés.

Alessandro Volta, un physicien et un collègue de Galvani, d’abord souscrit aux observations de Galvani. Toutefois, il découvrit que l’électricité était effectivement produite par la jonction entre deux métaux différents, et qu’elle était tout à fait différente de la seule étincelle d’électricité statique.

Galvani avait effectivement trouvé le courant continu, ou à écoulement continu de l’électricité, une découverte qui a façonné le monde depuis. La « pile » de Volta composée de métaux différents a été le début de la batterie de stockage et la possibilité de production continue de grandes quantités d’électricité.

Galvani ne répondit jamais publiquement aux critiques de Volta. C’est malheureux, parce qu’il avait effectivement montré « l’électricité animale » découlant de tissus endommagés; la contraction musculaire pouvait être causée sans utiliser de fils, tout simplement en mettant le muscle en contact avec l’extrémité coupée de la moelle épinière elle-même.

Ceci devint plus tard connu sous le nom actuel de « courant de blessure« , qui est un courant électrique dans un tissu endommagé. Mais à ce moment Galvani avait été tellement discrédité que l’idée du courant de blessure a été reléguée à l’état d’une curiosité sans importance.

Galvani, comme Paracelse, était très en avance sur son temps. Il observa et signala la transmission de la force électrique à travers l’espace, causée par une étincelle produite à l’aide de sa machine électrostatique due à la contraction d’un muscle tenu avec des pinces métalliques par un assistant dans la salle.

Ce principe important resta «inconnu» jusqu’aux expériences de Hertz 100 ans plus tard. Galvani effectua même une recherche pour des variations de l’électricité atmosphérique en utilisant l’antenne composée de fils métalliques! S’il avait lui-même défendu plus vigoureusement ses observations contre les attaques de Volta et les avait poursuivies, le chemin de la science aurait pu être très différent.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker

=> EM : Emil du Bois-Reymond, vitalistes versus mécanistes et chimistes (dixième partie)


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