EM : Vitalistes versus mécanistes et chimistes (deuxième partie)

Bien avant la civilisation judéo-chrétienne, voire occidentale, les peuples de l’Asie et du Moyen-Orient avait codifié pas mal de traitements qui permettaient de soigner les maladies. L’homme vivait dans un monde énergétique et avait le respect de la nature environnante, des écrits datant avant l’arrivée de l’homme blanc montrent comment les indiens vivaient en parfaite harmonie avec la nature environnante, sans bien sur parler des amérindiens. De nouveau, je vais m’appuyer sur les écrits de Dr. O. Becker pour parler d’une époque de l’histoire dont les peuples penchaient vers une médecine vitaliste et croyaient fermement à l’idée « globaliste » de l’homme au sein d’un univers qui l’entourait.

Avec l’avènement de l’histoire écrite, la médecine avait déjà évolué dans un système de croyance complexe centré sur la force de vie et les énergies du corps. Les traitements pour influer sur ces énergies mises en jeu provenaient de la magie, des herbes, et les forces naturelles de magnétisme et de l’électricité. Selon tous les critères, le système de la médecine que nous appelons «primitif» était non seulement bien développé et sophistiqué, mais était en fait une sorte de médecine de l’énergie.

Ce système a laissé derrière lui un héritage de concepts et de techniques basés sur la croyance en l’existence d’une « force de vie » qui serait influencée de différentes façons. Ces concepts et techniques ont été exposés dans le premier écrit des textes médicaux.

À ce jour, le plus ancien document médical est le livre Jaune de l’Empereur Chinois de médecine interne, attribué à Houang-Ti et qui a été écrit aux environs de 2000 avant JC. Il représente le concept d’une énergie dans le corps appelée « chi », qui est basé sur l’équilibre de deux autres forces d’opposition dans le corps, le yang et le yin. La maladie se manifeste lorsque ces forces ne sont plus en équilibre, dans le livre, deux des techniques spécifiques mentionnées pour restaurer l’équilibre sont l’acupuncture et la moxibustion.

L’acupuncture consistait à l’insertion d’aiguilles très fines en des points énergétiques spécifiques sur des lignes bien définies, ou des «méridiens», grâce au flux d’énergie sur la surface du corps. De même que l’acupuncture, l’utilisation des aimants naturels était pratiquée sur les mêmes points énergétiques, même si cela semblait être considéré comme moins efficace que l’insertion des aiguilles.

L’autre technique, la moxibustion, consistait à brûler de petites quantités de «moxa» (une petite touffe de matières combustibles) soit sur les mêmes points d’acupuncture ou sur les zones d’irritation ou douloureuses. [Note personnelle, notre mère pratiquait cette technique pour faire baisser la fièvre ou alors simplement guérir un coup de froid]

Les deux techniques ont été considérées comme ayant une influence sur un système énergétique interne par l’introduction d’une source d’énergie externe. Une énergie électrique externe provenait via l’insertion d’aiguilles métalliques; l’autre type étant magnétique, en utilisant la magnétite, ou la chaleur, dans la technique de la moxibustion. L’origine de ces traitements et de leur concept de base doit avoir été connu bien avant le texte Jaune de l’empereur d’au moins mille ans auparavant, attestant de la complexité de la pensée chez les peuples sans écriture.

Un document égyptien, le Papyrus Kahun, remonte à environ 2000 avant J.-C. et expose l’utilisation de certaines plantes médicinales, des prières d’intercession pour les dieux. Alors que le Papyrus Kahun ne cite pas expressément, il est connu que les Égyptiens utilisaient aussi les propriétés de l’aimant dans certaines thérapies (en fait, il est largement connu que Cléopâtre portait une magnétite sur son front pour prévenir le vieillissement).

Les Védas, les anciennes écritures religieuses des Hindous, remontent à environ 2000 avant J.-C. Ces traités dispensent des traitements pour de nombreuses maladies à l’aide de « siktavati » ou d’ « ashmana », qui peuvent être traduits comme «instrument de pierre» et peuvent se référer à l’utilisation des aimants naturels en thérapie. Enfin, il est bien connu que les moines tibétains utilisaient des aimants d’une manière très spécifique pour influencer les esprits de moines novices pendant leur formation. Il semble raisonnable de conclure que cette pratique était basée sur une technique beaucoup plus ancienne impliquant l’utilisation d’aimants naturels.

Par conséquent, au début de l’histoire écrite, plusieurs civilisations orientales ont pratiqué une sorte de médecine de l’énergie dans laquelle les forces de l’électricité et le magnétisme étaient employées par les médecins afin d’influencer les systèmes d’énergie interne du corps.

Tiré du livre Cross Currents

=> EM : Thalès de Milet, vitalistes versus mécanistes et chimistes (troisième partie)


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