EM : Érasistrate, vitalistes versus mécanistes et chimistes (cinquième partie)

Parmi les médecins de l’antiquité, certainement Érasistrate était le plus avancé en matière de connaissances médicales de manière scientifique. Il faisait partie de l’école de pensée des vitalistes. Ci-dessous, récit tiré du livre Cross Currents de Dr. O. Becker.

Deux cents ans après la mort d’Hippocrate, dans les aesculapium à Alexandrie, en Egypte, se révéla un médecin remarquable et scientifique, Érasistrate, qui était probablement le premier homme à disséquer scientifiquement le corps humain, rejeta la théorie d’Hippocrate sur les humeurs et expliqua la cause des maladies liées à des anomalies des organes internes qu’il trouva par la dissection.

Érasistrate identifia correctement les nerfs moteurs et sensoriels en montrant leur connexion jusqu’au cerveau, dont il croyait être le siège de l’âme et l’esprit (plutôt que le cœur, comme Hippocrate avait proposé). Il expliqua également la fonction du cœur comme une pompe pour le sang. Alors qu’il décrivit la «mécanique» du corps, il fut un vitaliste qui croyait que la force de vie était une vapeur subtile qu’il appela « pneuma ».

À bien des égards, Érasistrate a été très en avance sur son temps. Si ses idées, qui étaient généralement correctes, avaient acquis l’acceptation générale, les connaissances médicales et biologiques auraient progressé beaucoup plus rapidement que cela a été le cas. Malheureusement, ses observations et ses idées ont persisté pendant quelques centaines d’années seulement, et ont ensuite été totalement délaissées par un diplômé d’une école de médecine de Pergame. Un certain dénommé, Galien bien connu, même maintenant.

=> EM : Galien, vitalistes versus mécanistes et chimistes (sixième partie)


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