AC : les ions Ag+ et les bactéries dans la chaîne respiratoire (Université de Toulouse)

Claire SAULOU rapporte dans sa thèse l’action des ions Ag+ sur les bactéries présentes dans la chaîne respiratoire.

Je cite

Les ions Ag+ agissent également au niveau de la chaîne respiratoire des bactéries. Une étude a été réalisée par méthode électrochimique sur des bactéries E. coli en suspension ou immobilisées sur une surface de verre (Holt et Bard, 2005).

Dans les deux cas, l’action des ions Ag+ sur la chaîne respiratoire a été démontrée pour différentes concentrations en AgNO3 (1,5 et 10 μM).

Plus précisément, les ions métalliques interagissent avec les enzymes de la chaîne respiratoire (ex : NADH déshydrogénase) et empêchent le transport des électrons d’un complexe à l’autre de cette chaîne.

Les ions Ag+ provoquent par ailleurs un découplage entre la chaîne respiratoire et la phosphorylation oxydative (donc la synthèse d’ATP), inhibent la force proto-motrice à travers la membrane cellulaire (en la rendant perméable, avec à la clé la perte du gradient de protons) et altèrent la structure et l’activité des protéines impliquées dans le transport transmembranaire, par liaison avec les groupements thiols (Holt et Bard, 2005).

Fin de citation

En somme, l’apport d‘énergétique nécessaire à la survie est inhibé.

Je cite,

L’inhibition de la respiration bactérienne est corrélée à la production d’espèces oxygénées réactives (ROS) et à une perte de viabilité, donc à un arrêt de la croissance cellulaire.

Les auteurs ont également démontré la capacité d’E. coli à excréter des ions Ag+ en présence de glucose, ce qui constitue un mécanisme de défense face à l’agression extérieure. Toutefois, ce processus nécessite l’hydrolyse d’ATP et cesse donc rapidement en raison de la mort cellulaire (Holt et Bard, 2005).

De plus, les interactions entre les ions Ag+ et les groupements chargés négativement présents sur les parois bactériennes provoquent des dommages structurels majeurs, notamment des trous.

Ceci augmente la perméabilité membranaire et facilite la sortie des constituants cellulaires, ainsi  que la pénétration des ions Ag+ dans la cellule (Piérard-Franchimont et al., 2004). L’ensemble de ces phénomènes conduit à la mort de la bactérie.

Fin de citation,


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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