AC : Mécanismes d’action des ions Ag+ (Université de Toulouse) Suite

Dans l’article précédent, je fais référence à la thèse de Claire SAULOU qui confirme ce que l’on sait déjà en partie. L’objectif étant pour moi d’appuyer par des études sérieuses l’aspect scientifique des effets bénéfiques ou à risques de l’argent métal. Il y a une multitude d’études qui démontrent sans cesse l’intérêt bactéricide de l’argent, notamment cette thèse.

Je cite :

Les ions Ag+, chargés positivement, sont capables d’interagir avec de nombreux groupements chargés négativement (thiols, carboxyles, carbonyles, hydroxyles, phosphates, amines, amides…), composants élémentaires des molécules biologiques (protéines et enzymes pariétales et intracellulaires, acides nucléiques de l’ADN et de l’ARN), ce qui perturbe leur structure et leurs fonctions au sein de la cellule.

Ainsi, Liau et ses collaborateurs (1997) ont démontré l’interaction des ions Ag+ avec les groupements thiols (–SH). Ils ont démontré que les acides aminés (ex : cystéine) ou le glutathion, qui contiennent ce groupement, forment des liaisons avec les ions Ag+.

Au contraire, les acides aminés ne contenant pas cette fonction chimique (ex : glycine), les acides aminés constitués de ponts disulfure (ex : cystamine) ou les composés contenant du soufre sous forme –S- n’interagissent pas avec les cations métalliques (Liau et al., 1997).

En présence de composés « parasites » contenant des groupements thiols, l’action antibactérienne des ions Ag+ est réduite, voire inhibée (test sur P. aeruginosa et S. aureus).

Les ions Ag+ interagissent également avec les groupements amines des acides aminés et des peptides, ainsi qu’avec les fonctions amides des liaisons peptidiques (Ng et al., 2004) et, plus précisément, avec l’oxygène de la fonction carbonyle C=O.

Fox et Modak (1974) ont démontré que les ions Ag+ interagissent avec les bases des molécules d’ADN et forment un complexe Ag/ADN. Ils se lient également aux groupements phosphates reliant les bases des molécules d’ADN (Feng et al., 2000).

Fin de citation

=> AC : Mécanismes d’action des ions Ag+ (Université de Toulouse) Suite II


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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