G : Éclaircissements sur le principe de rendre payant les articles

Récemment, j’ai reçu un courrier d’un lecteur qui me faisait part de certaines difficultés qu’il a eu à trouver réponses (sur le site) à ses questions.

De plus, il mentionnait dans son courrier que « demander un abonnement convertit la démarche humaniste gratuite de partage d’information en notion de profit … Je ne veux pas avoir de rapport malsain avec l’argent … même colloïdal. Question de principe, une passion doit rester gratuite ».

Ci-dessous, voici quelle fut ma réponse, elle me permet de faire part d’un autre principe qui je l’espère vous permettra de respecter comme j’essaie de respecter le votre.

Pour ce qui est de l’organisation du site. En effet, un site, s’il est vivant, il se construit et s’étoffe et je comprends le sentiment d’être perdu. Moi-même, en visite sur certains sites, je me sens perdu, je cherche une information précise et je ne la trouve pas dans la minute, ni dans l’heure et donc parfois, j’abandonne.

Mais, que voulez vous ? Dans ce monde où il y a tellement d’informations qui circulent dans un temps record, cela devient difficile d’avoir l’information exacte de façon précise. Je vous l’accorde. Le plus gros problème, ce n’est pas qu’il y ait un manque d’informations, mais plutôt où trouver l’information pertinente et cela est une autre paire de manche, que même les grandes entreprises ne parviennent pas à solutionner encore sans un moteur de recherche intégré. Et pourtant, les deux pages « articles » et « faq » sont un bon moyen d’y parvenir.

Pour ce qui est du principe de rendre payant. Je vous réponds la chose suivante.

Parmi mes principes, j’en ai un qui est simple, vous avez le choix entre 20 minutes ou Mediapart. 20 minutes est gratuit et je vous laisse découvrir par vous même quelles sont les sources de financement, des milliers de citadins s’en gavent chaque jour croyant s’informer. Cela revient pour moi à regarder le journal de 20 heures. Même niveau de médiocrité et d’avilissement.

Je préfère Mediapart, le Canard, car je paie et fais mon acte de citoyenneté. Je formule autrement ma question, vous préférez un McDO ou une nourriture Bio ?

Dans la vie, l’effort mérite un salaire, j’ai en effet imaginé que les gens feraient un geste en faisant des dons, mais nous sommes tous pareils, tant que cela ne nous concerne pas, nous n’irons pas dans la rue. Nous devenons avant tout des consommateurs.

Mon rapport avec l’argent… même colloïdal est net.

J’apprends à mes gamins à bosser et que chaque service doit être payé à sa juste rétribution. Je n’ai pas besoin de vos 13 euros. Le principe de faire payant, c’est justement de ne pas rentrer dans ce cercle infernal de la publicité bidon à la Google. Et pourtant, il me semble avoir fait mon œuvre de charité dans la limite de mes capacités vis à vis de mes semblables puisque vous avez la possibilité de voir par vous même qu’une famille de 6 personnes a testé pour vous pendant un an ce produit, en rapportant avec précision et dans le détail les bienfaits comme les éventuels risques.

D’ailleurs, je ne sais pas si vous avez une idée de ce que cela représente d’écrire 200 articles dont certains ont nécessité un temps considérable de recherche, de lecture, de traduction de termes incompréhensibles, où il a fallu recouper plusieurs articles pour éviter de dire des âneries (quoique certains me reprocheront avec raison mes erreurs), mais je vous l’accorde, nous sommes entrés dans l’ère de la gratuité avec le modèle de la publicité qui finance. Et bientôt, pourquoi pas de la charité, on nous demandera de travailler gratuitement et pourquoi pas plus longtemps.

Non Monsieur, je ne cherche pas à m’enrichir avec vos 13 euros, que dis-je ? Si cela permet de me rétribuer le travail de recherche, de rédaction, de maintenance, pourquoi pas ! J’en suis fort aise. C’est par principe !!!

PS :

De plus, ce mode d’abonnement fait un écrémage naturel, ne viennent que celles ou ceux qui sont intéressés par le sujet et qui trouvent un intérêt …


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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