AC : Argyrie 7 : Hypothèses émises sur l’action de l’argent pour engendrer l’argyrie chez une personne

Dans le livre édité en 1905 dont le titre est « Traité de diagnostic médical… 3e édition française », écrit par un certain Eichhorst, Hermann (1849-1921) et traduit par Bernard, Léon (1872-1934), j’ai trouvé certaines informations utiles sur comment se forment les particules d’argent dans le corps.

Bien évidemment, ce sont ici des hypothèses émises par les médecins de l’époque, cependant, dans d’autres articles cités également sur le site, j’ai également apporté d’autres hypothèses émises par d’autres scientifiques qui rejoignent celles citées ci-dessous.

Je cite :

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Coloration grise de la peau. Les personnes qui pendant un certain temps ont pris à l’intérieur de l’azotate d’argent, présentent une coloration grise de la peau absolument caractéristique. Cette coloration s’étend sur tout le tégument, mais est surtout marquée à la face et aux mains, à cause de l’action directe de la lumière. Au début, la teinte est gris clair, analogue à celle du graphite; plus tard elle passe au noir. Plus tard aussi, les sclérotiques se colorent en gris noir, et la muqueuse buccale, le bord des gencives offrent des taches noirâtres. A l’autopsie, les organes internes eux-mêmes paraissent d’une couleur sombre. Tous ces phénomènes sont désignés sous le nom d’argyrie.

L’argyrie en elle-même ne provoque pas de troubles morbides; on peut donc la différencier facilement de la maladie d’Addison ou de la cyanose. Elle se distingue de cette dernière par l’absence de changement de coloration sous la pression du doigt. Du reste, les commémoratifs mettraient immédiatement sur la voie du diagnostic.

Riemer, Neumann et de Fragstein ont fait récemment des recherches microscopiques sur le mécanisme des altérations cutanées dans l’argyrie. Il s’agirait de dépôts de granulations noirâtres, qui, cependant, laisseraient intact la totalité des éléments épithéliaux de la peau. Par conséquent, le véritable épiderme resterait absolument indemne dans l’argyrie. Les granulations argentiques sont surtout très nombreuses immédiatement au-dessous du réseau de Malpighi et dans la membrane hyaloïde (qui a l’apparence du verre), mince et homogène qui sépare le derme de l’épiderme. Elles sont rares dans les couches profondes du derme et notamment dans le pannicule adipeux. Au contraire, elles sont abondantes dans la tunique propre des glandes sudoripares et dans les membranes hyaloïdes des follicules pileux. Quant aux glandes sébacées, elles sont peu pigmentées.

Les opinions varient quant à la nature et à l’origine des particules noirâtres. D’après une idée primitivement émise par Frommann, il s’agit de combinaisons d’albuminate d’argent; au contraire, Virchow et plus récemment Riemer, les considèrent comme des granulations argentiques réduites dans l’intestin et transportées plus loin par les vaisseaux lymphatiques.

D’après des documents français, des modifications analogues de la peau surviendraient chez les individus qui ont longtemps pratiqué le polissage de l’argent. Les parties découvertes, face et avant-bras, prennent petit à petit un aspect gris ou bleuâtre, qui est dû à la pénétration dans l’épiderme de poussière d’argent, et qui, àun examen plus attentif, se révèle par des taches petites et nombreuses, très rapprochées les unes des autres (Olivier).

Lewin et Blaschko également ont décrit dans ces derniers temps l’existence, chez les ouvriers en argent de Berlin, de taches bleues, de la grosseur d’une lentille, aux mains et surtout à la face dorsale des doigts, produites par la pénétration de poussières d’argent dans la peau. L’examen microscopique montra le dépôt de fines granulations, spécialement sur les fibres élastiques de la peau, qui, en raison de ce fait, devenaient extrêmement distinctes.

Fin de citation

 => AC : Argyrie 8 : Coloration due à l’argent


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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