AC : La méthode électrique utilisée au début du XXème siècle

Dans cet article, je vais reporter la méthode électrique qui était en vigueur au début du XXème siècle. Depuis que j’ai découvert les archives de la bibliothèque de France, cela m’a permis de mieux comprendre l’historique de l’argent et en particulier de l’argent colloïdal, d’autant plus que je ne suis pas au bout de ma découverte.

La méthode électrique telle qu’elle était utilisée au début du vingtième siècle n’est pas comme celle que l’on utilise aujourd’hui pour fabriquer l’argent électro-colloïdal. En effet, la méthode était celle de l’arc électrique. Ci-dessous, je laisse le soin aux auteurs et médecins de l’époque de nous l’expliquer.

Je cite

On savait depuis les expériences de Faraday qu’en faisant éclater une étincelle électrique entre deux tiges d’or on  obtenait un dépôt métallique sous forme d’une poudre extrêmement fine qui provenait d’une sorte d’arrachement, de pulvérisation de particules de l’une des électrodes.

Hiltorf avait démontré aussi que des cathodes de platine placées dans des tubes où l’on a fait le vide sont pulvérisées lors du passage des décharges électriques.

Plus tard d’autres physiciens répétèrent l’expérience de Faraday en plaçant dans l’eau les deux fils d’or, et Haben montra qu’en employant un courant du 30 à 40 volts et 6 à 10 ampères, on obtenait ainsi, par pulvérisation de la cathode,des solutions liquides qui contiennent de l’or.

G. Bredig (en 1898) étudia systématiquement cette méthode et en fixa la technique, d’où le nom de méthode de Bredig par lequel on désigne aujourd’hui le procédé d’obtention des solutions colloïdales métalliques par l’action pulvérisante de décharges électriques éclatant entre des électrodes placées sous l’eau*. Par cette méthode, dans le détail de laquelle nous ne pouvons entrer ici, on peut obtenir des solutions colloïdales d’or, d’argent, de platine, de cadmium, de palladium, de mercure, etc.

* Les pseudo-solutions colloïdales obtenues par cette méthode portent le nom d’électrosols. On donne ordinairement le nom d’hydrosols aux colloïdales obtenues par voie chimique.

Fin de citation

Tout ceci est tiré du « Précis de thérapeutique et de pharmacologie, par A. Richaud, édité en 1919 ».


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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