AC : Caractéristiques de l'argent et ses débuts dans la médecine

Je vais écrire une série d’article sur le métal argent. Ces écrits son tirés du « Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales. Première série, A-E. T. sixième, ARB-AST / publ. sous la dir. de Raige-Delorme et A. Dechambre [puis de] A. Dechambre [puis de] L. Lereboullet ; L. Hahn secrétaire de la dir. [puis] directeur-adjoint » qui a été édité entre 1864 et 1888.

Je cite :

L’argent, dont le nom français dérive sans aucun doute du nom grec, tiré lui-même de mot άργός (blanc), a été connu dès la plus haute antiquité. a raison de sa rareté, de son inaltérabilité et de la facilité avec laquelle on le travaille, il est devenu l’un des principaux instruments de l’échange; puis quand, après la découverte du nouveau monde, la valeur de ce métal a diminué, la fabrication d’ustensiles et d’ornements de toutes sortes en a absorbé de grandes quantités.

Au point de vue de la thérapeutique l’argent présente aussi une grande importance; il entre en effet dans la composition d’un des médicaments les plus usités.

Fin de citation

Dans un autre livre qui s’intitule « Collection de Précis Médicaux » édité en Avril 1919, on apprend que :

Je cite :

L’argent est le plus blanc de tous les métaux. Il est après l’or, le métal le plus ductile et le plus malléable. On peut le réduire en feuilles de 1/500ème de millimètre d’épaisseur. L’argent ne s’oxyde pas à l’air à la température ordinaire. Il se dissout à froid dans l’acide azotique; il n’est attaqué par l’acide chlorhydrique que vers 550°; il noircit superficiellement au contact de l’hydrogène sulfuré.

L’argent étant insoluble dans l’acide chlorhydrique à la température ordinaire, ne saurait être absorbé par la muqueuse de l’appareil digestif et doit dès lors être considéré comme dépourvu de propriétés toxiques. Mais si l’argent n’est pas toxique pour les être supérieurs, il l’est infiniment pour certaines être inférieurs et notamment pour les moisissures. Les expériences de Raulin ont en effet démontré que des traces infinitésimales d’argent arrêtaient d’une manière absolue le développement de l’Aspergillus niger.

C’est cette action de l’argent sur les moisissures qui a été le point de départ des tentatives faites en vue d’utiliser ce métal dans le traitement des maladies infectieuses. Mais l’argent étant insoluble et inabsorbable  et ne pouvant, d’autre part, être introduit directement dans la circulation, même sous forme de poudre impalpable, on a été conduit à rechercher une forme d’argent, sinon soluble dans l’eau au sens vrai du mot, du mois susceptible d’être maintenue en suspension sous un état aussi voisin que possible des véritables solutions. Ces tentatives ont d’abord abouti à la préparation de la substance encore désignée sous le nom de collargol et, un peu plus tard, à l’introduction en thérapeutique des métaux colloïdaux et notamment l’Electrargol.

Fin de citation.

Dans  ces articles, il est intéressant de noter comment l’intérêt de l’argent a grandi au fil de l’histoire. De plus, l’argent n’est attaqué par l’acide chlorhydrique qu’à une température de 550°, donc n’est pas nocif pour l’appareil digestif.Par contre, à cette époque les ions d’argent n’étaient pas encore en vogue donc concernant les ions d’argent et leur réaction avec l’appareil digestif ou tout autre organisme n’était pas connu. Dans un prochain article je vais aborder la raison pour laquelle, le collargol a été abandonné au profit de l’Electrargol.

A suivre …


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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