AC : L'Argyrie

Je vais écrire une série d’articles sur l’Argyrie afin de nous permettre de mieux comprendre ce phénomène et surtout les causes. Du moins, c’est un objectif que je me donne sans être sûr de l’atteindre, mais comme on dit, il faut bien commencer quelque part.

Bien évidemment, le premier endroit qui me vient à l’esprit où je peux faire mes recherches est la base documentaire de la bibliothèque de France.

Donc, le premier livre qui m’a servi de support se trouve ici : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5774280k.hl.r=Argyrie.f893.langFR et s’intitule « Traitement des maladies de la peau… » écrit par le Dr L. Brocq,… La partie pharmacologique a été revue par M. L. Portes,… 2e édition corrigée et augmentée.

Dans les extraits que je rapporte ici, il est question de « nitrate d’argent » ou de « sels d’argent ». Alors, vous allez tous vous sentir soulagés en disant, « ce n’est pas de l’argent colloïdal ». Mais méfiance, parmi les personnes qui prennent de l’argent colloïdal, comment être certain qu’elles ne mettent pas un peu de sel pour accélérer l’électrolyse ? Comment s’assurer que l’eau utilisée soit pure et exempte d’éléments minéraux qui viendraient se combiner avec les ions ou particules d’argent ? Comment s’assurer qu’au cours du stockage de l’argent colloïdal produit à l’aide de l’électrolyse, il n’y a pas d’impuretés qui viennent perturber la solution.

Nous avons déjà vu que de l’eau distillée laissée à l’air perdait sa pureté initiale. Il suffit de laisser de l’air dans une bouteille à moitié vide pour que l’air s’y pénètre et contamine l’eau distillée. Pour toutes ces raisons, une personne peut croire consommer de l’argent électro-colloïdal pur et pourtant ingérer des possibles sels d’argent, certes à petites doses et à la longue connaître l’Argyrie. Allons nous conclure que c’est du à l’argent colloïdal ?

Une bouteille d’argent colloïdal utilisée et vide à moitié est contaminée par l’air ambiant, de la poussière et autres contaminants présents dans l’atmosphère y pénètrent. L’idéal dans ce cas ci serait comme l’on fait avec les bouteilles de vin; pomper l’air introduit dans la bouteille, par exemple.

D’ailleurs concernant le nitrate d’argent ou tout autre sel d’argent, votre médecin ne vous prescrira pas au delà d’une certaine dose.

Je vous laisse donc avec quelques extraits tirés du livre mentionnés ci-dessus :

Je cite :

Page 350 :

Chez les personnes qui prennent du nitrate d’argent ou tout autre sel d’argent à l’intérieur, il se développe parfois une coloration des téguments, presque toujours générale, mais beaucoup plus marquée aux points qui sont directement exposés à la lumière. Les muqueuses, telles que les conjonctivites, la face interne des joues, peuvent être intéressées ; d’après Duguet, le premier symptôme de l’argyrie serait même constitué par un liseré bleuâtre situé aux gencives près de la dent, et analogue au liseré saturnin. La teinte de la peau dans l’argyrie est ardoisée, ou un peu brunâtre avec des reflets bleuâtres presque métalliques.

Cette coloration, qui serait due à un dépôt d’argent métallique ou de sel d’argent dans les tissus ne survient qu’après une administration longtemps prolongée de la substance ; mais une fois produite elle est pour ainsi dire indélébile et résiste aux médications les plus variées, iodure de potassium à l’intérieur, lotions alcalines à l’extérieur, etc…

Page 394 :

L’usage prolongé des sels d’argent peut déterminer dans certains cas une argyrie (voir ce mot) extrêmement prononcée et la muqueuse buccale présente alors parfois un reflet bleuâtre, mais cet état ne saurait être confondu avec l’affection que nous étudions.

Page 566 :

Enfin il est certaines substances qui, administrées à l’intérieur pendant un temps plus ou moins long, donnent aux téguments et aux ongles des colorations persistantes. Le nitrate d’argent les teint lentement en brun ardoisé (voir Argyrie), et l’indigo en bleu.

Fin de citation

Titre : Traitement des maladies de la peau… par le Dr L. Brocq,… La partie pharmacologique a été revue par M. L. Portes,… 2e édition corrigée et augmentée
Auteur : Brocq, Louis (Dr)
Éditeur : O. Doin (Paris)
Date d’édition : 1892
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : In-8° , IX-895 p.
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5774280k
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TE113-15 (A)
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30164129r
Provenance : bnf.fr

=> AC : Argyrie 2


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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