AC : Précis de physique biologique par G. Weiss (1859-1931), Date d'édition : 1913

Il m’a semblé bon d’extraire du livre dont le titre de cet article porte le nom, un certain chapitre qui aborde « l’état colloïdal ». Il est vrai que dans nombres d’articles, j’ai rapporté la définition, voire même certaines caractéristiques de cet état. Cependant, j’aime autant pioché dans plusieurs sources différentes afin de les confronter et peut-être améliorer la connaissance que nous pouvons avoir, d’autant plus que, parfois certains articles abordent un sujet avec un angle différent des autres et révèlent d’autres aspects non abordés ailleurs.

Je cite des extraits de la page 203* :

L’état colloïdal se distingue par ce fait que le corps se trouve à l’état très divisé en suspension stable dans un liquide. Cette constitution peut se vérifier au moyen de l’ultramicroscopique qui permet de déceler des grains complètement invisibles par les méthodes microscopiques ordinaires.

On a pu voir que les granules des solutions colloïdales variant environ de 1 μ à 100 μ, suivant la substance envisagée, 1 μ, représentant 1 millionième de millimètre (0,000001 (sic)). Le nombre de ces granules varie suivant la nature et la concentration des solutions, il nous suffira de dire qu’une solution contenant 5 milligrammes d’or colloïdal dans 100 cm3 renferme environ 1 milliard de granules par millimètre cube.

On constate que tous ces éléments sont animés de petits mouvements vibratoires constituant ce que l’on appelle le « mouvement brownien ».

Lorsqu’on fait passer un faisceau lumineux dans un liquide ou une solution parfaite, ne contenant ni poussière ni corpuscules en suspension, le faisceau traverse le liquide sans y laisser de trace lumineuse, un observateur placé sur le côté ne peut an aucune façon se rendre compte de l’extinction ou de la réapparition de la lumière. C’est ce que Tyndall a exprimé en disant que ce liquide est optiquement vide. Mais il n’en est plus de même s’il contient en suspension des particules capables de s’éclairer et de diffuser la lumière. Il se produit alors un phénomène analogue à celui que l’on observe quand un rayon solaire pénètre dans une chambre noire où l’air est poussiéreux. On voit le trajet du faisceau lumineux. C’est ce qui se passe pour les solutions colloïdales, elles ne sont pas optiquement vides.

Parmi les propriétés les plus remarquables des solutions colloïdales il y a lieu de citer ce fait que les grains qui les composent se déplacent sous l’influence du champ électrique, tantôt du pôle + vers le pôle – tantôt en inverse. Les solutions colloïdales dont les granules vont vers le pôle + sont dites électronégatives, les granules (particules (sic)) allant vers le pôle + parce qu’ils sont chargés négativement. Les autres solutions colloïdales sont électropositives. Ainsi l’or et l’argent colloïdal sont électro-négatifs, le cadmium, l’aluminium sont électro-positifs.

Les solutions colloïdales sont stables grâce à la division extrême de la matière, car alors la surface des granules étant énorme par rapport à leur masse, ils ne se déplacent que très difficilement dans le liquide. Les granules sont maintenus à distance les uns des autres par la répulsion des charges électriques qu’ils portent (voir l’article Pourquoi le potentiel zêta dans l’argent colloïdal ?). Si on vient à les décharger ils se collent les uns aux autres, formant une agglomération plus importante dans laquelle la masse finit par l’emporter et il y a précipitation ou floculation. Pour obtenir ce résultat il suffit de mélanger dans une proportion convenable deux colloïdes inverses, par exemple de l’argent ou de l’aluminium. Les solutions d’électrolytes produisent le même effet, en particulier les colloïdes électro-positifs sont précipités par les solutions basiques et les colloïdes électro-négatifs par les solutions acides.

Fin de citation

*Le livre se trouve ici Précis de physique biologique (3e édition revue) / par G. Weiss,...
Précis de physique biologique (3e édition revue) / par G. Weiss,…
Source: Bibliothèque nationale de France
et la description complète ci-dessous :

Titre : Précis de physique biologique (3e édition revue) / par G. Weiss,…

Auteur : Weiss, Georges (1859-1931)

Éditeur : Masson (Paris)

Date d’édition : 1913

Sujet : Biophysique

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 1 vol. (XIII-566 p. et 32 p. de catalogue de l’éditeur) : fig. ; in-16

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k6103127c

Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TE152-26 (B)

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb316342251

Provenance : bnf.fr

Description : Collection : Collection de précis médicaux


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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