AC : Thérapeutique usuelle des maladies de l'appareil respiratoire, par Alfred Martinet (1910)

Dans cet article, je rapporte quelques extraits du livre « Thérapeutique usuelle des maladies de l’appareil respiratoire, par Alfred Martinet* » sur la pneumonie en général qui pourraient nous intéresser.

Je cite :

III. — TRAITEMENT ANTI-INFECTIEUX.

La pneumonie est une.de ces maladies, devant laquelle il semble que les médecins n’aient jamais pu se résigner à paraître désarmés. En fait, chaque époque, qu’elle s’en défendît ou non, a adopté une méthode systématique, à laquelle elle a attribué bien à tort les guérisons observées le plus souvent malgré elle par le seul effet de l’évolution spontanée.  Et successivement on a vu prôner : la saignée, le tartre stibié, le vésicatoire ; on sait que le temps a fait bonne justice de ces médications dont on peut dire qu’il ne reste rien… qu’un mauvais souvenir.

Notre époque a été celle des sérums; divers ont été essayés; du sérum antidiphtérique (Talamon), du sérum physiologique, des sérums prétendus anti-pneumoniques de Klemperer, de Foa, de Carbone et Scabia, etc., on peut dire comme des médications précédentes qu’ils n’ont donné jusqu’ici, dans la pratique, aucun résultat appréciable.

La seule médication anti-infectieuse à laquelle la clinique thérapeutique ait apporté la sanction des faits et reconnu quelque valeur est la colloïdothérapie, le traitement par les métaux colloïdaux (V. Médicaments usuels).

On ne peut qu’être « fort impressionné par l’action heureuse de l’argent colloïdal :

1° Chez beaucoup de malades qui paraissaient bien difficilement guérissables et qui ont été rétablis rapidement;

2° Dans des cas moins désespérés où la convalescence est apparue beaucoup plus rapidement qu’à l’ordinaire;

3° Dans des cas où la marche de la maladie n’a pas semblé modifiée, mais où l’état général s’est amélioré d’une façon sensible. » Robin et Bardet.

Toutefois il faut bien savoir, et c’est évidemment ce que cette thérapeutique a de décevant, il faut savoir que les résultats ne sont pas absolument constants et qu’après un résultat quasi miraculeux on aura dans un cas semblable, avec une technique en apparence identique, un résultat inappréciable.

En tout état de cause cette médication sans aucun inconvénient constitue certainement la médication anti-infectieuse générale la mieux connue à l’heure actuelle. Il semble qu’il y ait souvent avantage, surtout chez les débilités et dans les cas graves à la pratiquer systématiquement les 3 ou 5 premiers jours de la pneumonie sous forme soit de frictions prolongées, 20 à 3o minutes avec 3 à 5 grammes d’onguent au collargol à 15 pour 100, soit d’injections hypodermiques ou intra-musculaires de 10 centimètres cubes d’argent colloïdal obtenu par voie électrique (électrargol) ou d’une solution stérilisée de collargol à 2 pour 100.

Fin de citation.

*Titre : Thérapeutique usuelle des maladies de l’appareil respiratoire, par Alfred Martinet,…
Auteur : Martinet, Alfred (Dr)
Éditeur : Masson (Paris)
Date d’édition : 1910
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : In-8° , 295 p., fig.
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k58141068
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TE77-946
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30897825v
Provenance : bnf.fr


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