AC : Contributions au traitement des septicémies à l'aide d'agents chimiques kahn, Pierre (Dr) 1923

Il me semble important de rapporter les succès rencontrés dans l’utilisation de l’argent colloïdal dans divers traitements, mais également les échecs. Et bien comme promis, je vous rapporte dans cet article des cas d’échecs suite à des injections d’Electrargol (argent colloïdal, obtenu par voie électrique) faites sur des patients.

C’est bien les premiers cas de décès dus à l’argent colloïdal que j’ai trouvés lors de mes recherches (qui restent très sporadiques, bien évidemment) dans des documents médicaux. Ci-dessous, un extrait tiré de « Contributions au traitement des septicémies à l’aide d’agents chimiques » à la page 26 écrit par le Dr. P. Kahn. Ces décès seraient parvenus suit à l’injection intraveineuse d’Electrargol.

Je cite :

L’argent colloïdal électrique ou électrargol a fait le sujet de trop nombreux ouvrages pour que j’y revienne ici. Il a été employé avec des résultats variables dans à peu près toutes les infections. Mais les résultats obtenus ne nous semblent pas supérieurs à ceux obtenus avec les autres préparations colloïdales et, d’autre part, les injections intraveineuses s’accompagnent de réactions immédiates impressionnantes et même dramatiques.

On signale des cas, non seulement de collapsus cardiaque (M. Labbé, M. Villaret), mais aussi de mort (M. Camuset, M. Grenel, M. Longin, M. Salomon, etc.). Dans nombre de cas, l’injection a aggravé l’état des patients par sa violence même, en trainant le surmenage et le fléchissement de certains organes.

Ce sont ces raisons qui nous ont engagé à passer sous silence le plus connu des colloïdes thérapeutiques, ainsi d’ailleurs que la collobiase d’or dont les dangers sont peut-être encore plus grands et dont les effets sont plutôt inférieurs à ceux obtenus avec les autres colloïdes.

Fin de citation

Ce qu’on apprend de cet extrait, c’est qu’au début du siècle dernier, il y a eu un tel foisonnement d’idées, d’expériences, de découvertes et enfin d’essais thérapeutiques autour des colloïdes métaux. Que forcément comme aujourd’hui, avec d’autres médications, certaines limites du bon sens ont été dépassées, pour en savoir davantage, il est bien évidemment intéressant d’étudier les cas mentionnés ci-dessus en détail. On peut se poser la question, quelle a été les doses injectées et à quelle fréquence? Et puis quelles étaient les concentrations de ces colloïdes ? A l’époque, c’était les laboratoires CLIN qui fabriquaient les colloïdes métaux.

Quelque soit le traitement, le corps humain reste un amas de tissus et d’organes en réaction. Selon certains, la chimiothérapie fait partie du traitement pour combattre le cancer, or combien de personnes ont été irradiées par elle? Et combien de cas désespérés ont été passés sous silence?

Dans un prochain article, je compte bien mentionner quelques cas de décès en détail.

*Titre : Contributions au traitement des septicémies à l’aide d’agents chimiques
Auteur : Kahn, Pierre (Dr)
Éditeur : Le François (Paris)
Date d’édition : 1923
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : In-8° , 31 p.
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5624541w
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TE81-56
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb306716791
Provenance : bnf.fr


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