AC : Une étude scientifique sur la manière dont les nanoparticlues d'argent peuvent détruire les bactéries

Les scientifiques ont découvert que les fluides les plus importants de l’organisme sont de nature colloïdale, particules ultra-fines en suspension. Par exemple, le sang véhicule de l’énergie et de l’oxygène aux cellules du corps.

Cela a conduit à des études avec l’argent colloïdal (obtenu par la méthode électrique). Un processus électro-chimique, qui est connu pour être la meilleure méthode pour la fabrication de l’argent colloïdal.

L’argent colloïdal semble être un puissant antibiotique naturel et aussi bien dans la lutte que la prévention contre les infections. Agissant comme un catalyseur, il désactive l’enzyme dont les bactéries unicellulaires, les virus et les champignons ont besoin pour oxygéner leur métabolisme. Ils les étouffent sans préjudice aux enzymes de l’homme ou des parties du corps humain de façon chimique. Le résultat est la destruction des organismes pathogènes dans le corps et dans l’aliment.

Des particules de taille nanométrique d’argent ont été synthétisées par condensation de gaz inerte. Cette technique est basée sur l’évaporation d’un métal dans une atmosphère inerte avec le refroidissement subséquent pour la nucléation et la croissance des nanoparticules.

La taille et la structure des nanoparticules ont été analysées avec un microscope électronique à transmission (MET). La stabilité des nanoparticules a été examiné en les exposant à des conditions ambiantes pendant un mois. L’efficacité antibactérienne des nanoparticules a été étudiée par l’introduction de particules dans un milieu contenant des bactéries.

Les enquêtes sur les propriétés antibactériennes de l’argent ont été réalisées en solution et sur des boîtes de Petri. Les nanoparticules d’argent ont montré leur efficacité antibactérienne à de faibles concentrations. Les propriétés antibactériennes dépendent de la superficie totale de contact avec les nanoparticules (ce point fera l’objet d’un article prochainement).

Les particules les plus petites avec un plus grand rapport surface/volume fournissent une meilleure efficacité antibactérienne. Les nanoparticules d’argent sont complètement cytotoxiques à Escherichia coli pour les concentrations de surface aussi bas que 8 mg de Ag/cm2.

Par l’examen de la teneur en protéines phosphatases provenant des bactéries à gram positif ou négatif  en utilisant un anticorps monoclonal spécifique, les effets possibles des nanoparticules sur la transduction du signal de la croissance bactérienne peuvent être étudiés.

La phosphorylation des différents substrats de protéines est maintenant bien établie chez des espèces bactériennes et influence la transduction du signal de la croissance bactérienne. Presque aucun changement dans le profil de la protéine tyrosine phosphorylée a été observé dans le cas du Staphylocoque doré traité avec des nanoparticules d’argent, cependant, il y a eu une déphosphorylation sensible de deux peptides de masses relatives 150 et 110 kDa dans E. coli et S. typhi exposés à des nanoparticules.

Les résultats présents, ainsi que les interactions signalées des nanoparticules d’argent avec les enzymes thiol et l’ADN génomique bactérienne, peuvent expliquer l’effet inhibiteur des nanoparticules sur la croissance des bactéries à gram négatif.

Fait intéressant, la phosphorylation des protéines tyrosine kinases impliquées dans la biosynthèse des exopolysaccharides et de polysaccharides capsulaires et les transports ont été signalés dans un certain nombre de bactéries à gram négatif et positif.

En conclusion, les nanoparticules d’argent présentent une large distribution de taille et de morphologie à facettes très réactif. Le principal mécanisme par lequel les nanoparticules d’argent manifestent des propriétés antibactériennes est l’ancrage et la pénétration de la paroi bactérienne, et de moduler la signalisation cellulaire par une  déphosphorylation présumée des principaux substrats de peptides sur les résidus de tyrosine.

Les nanoparticules d’argent agissent principalement de trois sortes sur les bactéries à gram négatif.

  • Selon que leur taille est de l’ordre de 1 à 10 nm, celles ci s’attachent à la surface de la membrane cellulaire et perturbe considérablement son fonctionnement, comme la perméabilité et la respiration.
  • Elles sont capables de pénétrer à l’intérieur des bactéries et causer d’autres dommages éventuellement par l’interaction avec du soufre et des composés phosphorés tels que l’ADN.
  • Elles libèrent des ions d’argent, qui ont une contribution supplémentaire à l’effet bactéricide de l’argent.

Bien que la lyse des cellules bactériennes pourrait être l’une des raisons pour lesquelles la propriété antibactérienne des nanoparticules d’argent a été observée, ces dernières peuvent également moduler le profil de tyrosine des  peptides d’origine bactérienne, ce qui pourrait donc affecter la transduction du signal des bactéries et inhiber la croissance des organismes.

L’effet est dépendant de la dose et est plus prononcée contre les bactéries à Gram négatif que les organismes à Gram positif. L’effet antibactérien des nanoparticules est indépendant de l’acquisition de la résistance des bactéries aux antibiotiques. Toutefois, d’autres études doivent être menées afin de vérifier si les bactéries développent une résistance envers les nanoparticules et d’examiner la cytotoxicité des nanoparticules envers les cellules humaines avant de proposer leur utilisation thérapeutique.

Source voir ci-dessous :

NANOTECHNOLOGY IN MEDICINE AND ANTIBACTERIAL EFFECT OF SILVER NANOPARTICLES

MRITUNJAI SINGH, SHINJINI SINGH, S. PRASAD, I. S.GAMBHIR
Department of Medicine, Institute of Medical Sciences, Banaras Hindu University,
Varanasi, INDIA-221005
Biochemistry & Molecular Biology Lab., Department of Zoology, Banaras Hindu
University, Varanasi, INDIA-221005

Digest Journal of Nanomaterials and Biostructures Vol. 3, No.3, September 2008, p. 115 – 122


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Ce contenu a été publié dans Documentation, Généralités, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.